Tuesday, May 21, 2024

Lower Mad pour la fête de la reine

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mi-mai 2024

Débit: haut (79 à 78)

Parcours: de Palmer Rapids à Griffith (40km)

Classe: rapides occasionnels de toute classe

Portage: 1 portage pas mal garanti à "Slate Falls" (classe 5) . Plusieurs autres rapides notables peuvent aussi être portagés.

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Pour ces 3 jours de la fête des patriotes (en passant c'est en 1837-1838 que la majorité de la population du Bas-Canada s'est rebellé contre les autorités coloniales), nous avons décidé d'aller en Ontario, accompagnés d'André, Valérie et Coco. Là, c'est férié aussi: May Two-Four (caisse de 24 lol). Ou encore fête de la reine (Victoria, pas Elizabeth 2, reine de 1837 à 1901)

Pour commencer, je dirais que la beauté du bouclier Canadien avec la roche granitique fut marquante. Et tout ces grands pins blancs matures préservés qui permettent aujourd'hui d'avoir de si beaux paysages et accessoirement sites de campement ici et là.


On a rejoint le take-out chez Don et Marie à Griffith pour monter 2 conductrices avec nous jusqu'à Palmer rapids ou se tenait le fesival organisé par paddlerco-op.ca (qui offre aux aussi un service de navette soit dit en passant). Caroll et son amie ont donc reconduit nos autos chez Don près du pont de l'autoroute 41 et nous avons pu mettre à l'eau.

Il y avait beaucoup de pagayeurs, en canot et en kayak ainsi que quelques SUP. Les gens campent à Palmer Rapids ou on trouve 2 sets de rapide de classe 2 à 2/3. Beaucoup de personnes suivaient des cours de technicien en rivière, de kayak, de canot, etc...

Puis on est parti pour 12 kilomètres de planiol dans une zone peu sauvage (chalets et maison) mais malgré tout un environnement relax et propice à l'écoute des parulines par exemple. Nous étions juste deux groupes à descendre cette portion de rivière et ils étaient loin derrière. 

En milieu d'après-midi, nous avons rejoint notre campement "d'urgence" (peu de bois entre autres limitations) sur une belle petite ile. Une brise tenait les mouches à distance et il y avait un R1 avec au moins un rouleau pour jouer. C'est fou comme le kayak non chargé se manoeuvre plus facilement!

Le souper, digne de l'émission "Les Chefs", consistait en un délicieux brie fondue imbibé au sirop d'érable, un festin de saucisses "pas de chez Champfleuri" et des gâteries moelleuses et santé aux fèves noires. Puis la soirée s'est fini avec un jeu ou on devait mimer des dictons français dont "Rira bien qui rira le dernier", "À défaut de grives, on mange des merles" ou encore "Ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval".

Le lendemain, après un R1/2, on a repris un bon planiol d'un autre 7 km environ pour dépasser le put-in classique de Aumond's Bay et atteindre la belle série de rapides "pool-drop" sur 4-5km.


À 80 m3/s, ca ne manque pas d'eau ce qui est bien pour offrir plus d'options de descente: si on généralise pour ce débit, il y a souvent un rapide plus facile et intéressant à gauche de chaque ile.

Island: rive gauche = R2; rive droite = R3 avec Hass Hole, un bon trou. Il y a une belle vague aussi.
4 beaux sets de classe 2
Rifle chute: R3 impressionnant mais plutôt évident (+ sneak qui passait juste à gauche des roches)
Split Rock: beau R3 étroit et court mais fun à droite; beau R2 bien plus long à gauche
Rackett : beau R2/3 à gauche qui finit par un gros rouleau évitable. S3 à droite.

Puis on arrive au take-out de la section d'eau vive à Buck bay un kilomètre plus loin. C'est une belle section d'eau vive ludique avec des paysages à couper le souffle. Les sites sont beaux aussi car les gens respectent l'endroit (et aussi c'est sans doute mieux en début de saison il faut dire).


Plus loin, on rejoint "Slate Falls", un gros rapide classe 5 à ce débit. Nous avons emprunté le sentier de portage rive droite malgré que le panneau était sur la rive gauche. Le sentier que nous avons emprunté était très fonctionnel et il y a moins de chalets aussi.


Une belle section avec du courant nous mène tranquillement à Crooked rapids ou nous sommes arrivés en milieu d'après-midi. Les sites étaient déjà pris sauf un! Nous avons repéré une petite ile et avons opté d'y rester, à nouveau sur un site non officiel, pour accomoder mieux notre amie canine. D'autres avantages se sont révélés par la suite: les quatres roues occasionnels passaient bien proches de 3 autres des sites et la brise aidait avec les mouches quand même présentes. Nous avons fais de notre mieux pour limiter notre impact mais idéalement les sites identifiés seraient à prioriser.

La baignade en eau fraiche était super agréable en cette journée encore plus chaude que les précédentes. Et la pêche aussi était fructueuse avec plusieurs achigans.

Le lendemain, il restait trois rapides dont un plus gros en dernier "Highland Falls" dont la cassure principale se halait bien au centre. Les seuils classe 4 contenaient des rappels dangereux mais celui de la branche de droite offrait une belle ligne à gauche du rappel, ce qui a clôt sur une belle note cette longue fin de semaine.

Monday, May 6, 2024

Rouge (21 milles) du lac à l'aigle au chemin des méandres

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début mai 2024

Débit: 21 à 20 (CEHQ40204 x 0.16). Débit moyen-bas stable.

Parcours: 34 km

Classe 1 à 2/3 (3/4)

Portage: entre 0 et 3

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On a retrouvé Céline à l'accueil de la ZEC Maison de Pierre alors que notre "nouvelle" auto venait d'atteindre 12345km à l'odomètre! On allait à l'utiliser pour la 2ème fois sur des chemins de terre et on croisait les doigts en espérant des conditions de route correctes pour la navette. Vu qu'il n'avait pas trop plu récemment, ca a bien été en faisant un peu attention à une ou deux places.

On a donc laissé une auto à la descente de canot 1km après l'accueil et on est monté ensuite au camping du lac à l'aigle ou il y a un stationnement.

Il faisait beau et une petite famille à leur camp observaient nos préparatifs avec curiosité. La traversé du lac et du ruisseau sur 5km fut plaisante avec la belle température.

Rendus à la Rouge, on a repéré le R3/4 (2ème rapide) depuis la grosse roche à gauche. À ce niveau moyen-bas, il s'agit plus d'un R3 avec des options pour la ligne. Puis, il y a une portion calme et la belle section qui précède la jonction avec la Lenoir commence. C'est du beau rapide oscillant entre la classe 2 et 3 avec une place ou la ligne entre les roches est un peu moins évidente.

Une pause lunch à la jonction avec la Lenoir qui était trop basse et on reprend dans le très beau R3 qui suit. C'était bel est bien du 3 et ce rapide est une coche de difficulté au dessus je trouve par sa longueur entre autre. On a croisé un coyote curieux en bas avec ses grosses pattes et son poil clair. Il s'est approché un peu pour mieux nous voir puis on s'est observé mutuellement pendant 2 minutes et il s'est enfui. Belle rencontre! J'ai nommé le rapide en son honneur sur ma carte du blog qcrivers.

Après une section plus facile, on est arrivé à la chute de l'ours et on s'est installé pour camper. Une belle soirée sans insectes piqueurs et au son du chant des rainettes crucifères nous attendait.

Au petit matin, il pleuviotait comme un peu toute la journée qui s'ensuivit. Les toasts sur le feu et l'omelette au bacon nous ont remis un baume au corps et nous avons pu trouver la motivation pour enfiler nos dry humides.

Avant d'arriver au jaret de chien, il y a une belle section encaissée avec de beaux rapides R2/3 à ce niveau. Super fun et magnifique! Puis nous avons repéré le S4 qui est précédé d'une accalmie et d'un R3 (cassure, voir photo ci-dessous). Ca passait à droite comme d'habitude. 

Le R3 qui suit a une belle ligne et ne cause pas de difficulté. C'est bien beau par ici. Les rapides se calment un peu puis reprennent avec quelques bons R2.

Puis la rivière se poursuit longuement en rapides de classe 1 et eau vive. Dans les derniers kilomètres la Rouge se subdivise en canaux avec des iles de galet, des embacles d'arbres pas trop génantes car sur les côtés et des belles grandes falaises de sable. Pour conclure cette fin de parcours "nature" en beauté, nous avons croisé un aigle pêcheur perché puis en vol.

La carte topo indique le ch. des méandres un kilomètre trop tôt mais, heureusement, on se rappelait de quoi avait l'air le take-out grâce à nos visites précédentes.


Monday, August 21, 2023

Chibougamau (anciemment Capacomou "celui qui vomit")

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mi-aout 2023

Débit: bas ou moyen-bas (station 80718 stable entre 290 et 295)

Parcours: du lac Opemisca à Waswanipi - 133km

Classe: rapides occasionnels de classe 1, 2 et 3; plus de courant sur les 30 derniers kms

Portage: 4 à 7 portages dont 2 longs, quelques halages et une cordelle dans notre cas

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Avec les feux de forêt, on n’était pas certains de pouvoir aller faire du canot-camping dans la "terre du peuple" Eeyou (cri) Istchee. J'ai demandé au chef des pompiers de Oujé-Bougoumou mi-juillet et ce n'est qu'à la fin du mois que nous avons reçu le go. Notre groupe de 6 personnes en canot duo a donc poursuivi les préparatifs avec cette destination confirmée pour un départ sur l'eau le 12 aout.

Le vendredi, après un arrêt à Lac-Bouchette pour souper avec mon cousin Thomas et sa famille qui visitait à ce moment le Québec, nous sommes resté à St-Félicien pour la nuit. Puis nous avons rejoint le groupe à la mise à l'eau le samedi vers 10h. J'avais trouvé moyen de contacter un taxi "maison" de Waswanipi et cela nous a permis de laisser nos trois véhicules au take-out et de se faire remonter efficacement pour un départ sur le lac vers 13h.

L'absence de vent a permis de parcourir la vingtaine de kilomètres en quelques heures et nous avons rejoint la plage à la décharge du lac en fin de journée. Le mont Opemisca donnait un bon point de repère pour se diriger dans la première moitié de la traversée. Apparemment le nom du lac et de la montagne veut dire "difficile à avironner" en cri ce qui confirme que nous avons eu de belles conditions. Le village d'Oujé restera un endroit à visiter plus tard car nous manquions de temps pour nous y rendre.

La plage est étroite et il y a un sentier rejoignable par le côté opposé au rapide pour rejoindre un camp situé après le R3. Adrienne et moi sommes allés voir le rapide par le bas en empruntant ce chemin bourré de champignons homards. Les pêcheurs rencontrés au put-in nous avaient dit que c'était dangereux et qu'il faudrait portager cependant le bas avait l'air très faisable vu de loin. De retour à la plage ou notre camp était monté, le temps maussade ne nous a pas empêché d'admirer les pluviers, sternes, goélands et chevaliers qui se nourrissaient.

Le lendemain, on avait notre premier rapide et tout le monde s'est rendu en bas avec le sourire malgré un demi-tour dans le rapide pour François et Corinne. Chaque canot a choisi une ligne sensiblement différente dans ce très beau R3 d'une certaine longueur (250m) qui constitue un départ en grande pompe pour la rivière. Le lac suivant a aussi sa montagne éponyme "Michwacho". Encore une fois, la traversée s'est révélée plutôt facile malgré un ciel qui grondait dans la distance. 


L'orage ne nous a pas frappé mais il a tout de même plu quand nous avons préparé le souper à notre camp situé au départ du portage de 1km. Nous avions attrapé nos deux premiers dorés (et quelques brochets relâchés) qui ont avantageusement remplacé les crevettes dans la soupe Thai préparée par ma douce sous la pluie battante.

Le lendemain, vers 6h, je me suis levé en avance pour aller défricher un sentier de portage de 80m permettant de rejoindre la base du premier seuil. En effet, trois d'entre nous avaient décidé de descendre deux canots sans stock au lieu de portager les embarcations. Ceci après étude attentive des images satellites et repérage.


Après le portage du stock, le cours 101 sur les champignons à lames et l'égarement puis les retrouvailles avec Comète, seule représentante canine de notre groupe, moi, Adrienne et André nous sommes lancés dans l'exploration de la section de seuils. Le portage dans le sentier du matin se fit sans encombre; puis un R1/2 menant à un R3 terminant dans un S4 que nous avons cordelé puis halé rive droite.



Le R1/2 qui suivait amène plaisamment à la cassure suivante qui, à ce niveau d'eau, présente à droite de l'ile une branche à sec. Nous avons halé les canots par ce passage et rejoint le reste du groupe à la fin du portage pour un diner bien mérité. Pour célébrer la réussite de ce passage difficile, Valérie nous avait préparé une tisane.

Un R2 court et plutôt facile, 4-5 kilomètres restants et deux autres portages allaient compléter une belle troisième journée d'expédition. Ses premiers sentiers de portage n'étaient pas difficiles et sufisamment bien dégagés ce qui était une surprise agréable étant donné que la rivière n'est pas fréquemment canotée.



Le soir on a mangé des nachos cuits sur une pierre chaude! Une première, mémorable et peut-être unique expérience. La veillée autour du feu fut ponctuée de rires avec l'histoire de la fois ou nous avions bâti un jardin japonais en guise de toilette de groupe. Finalement repus et bien installés sous la nuit étoilée, nous avons dormi comme des loirs avec une journée plutôt facile annoncée pour le lendemain.


C'est donc vers 10-11h que nous avons redécollé mais brièvement car une bonne pause pêche nous attendait après le prochain portage court. J'ai eu envie de donné le petit nom de "rivière des jaseurs" à la Chibougamau car ces oiseaux sont très présents, actifs et en grand nombre à chaque rapide.


La plus fan de pêche, c'est Comète. Elle bave à l'idée de prendre un doré dans sa gueule comme on peut le voir ici. Mais finalement, à son grand dam, c'est nous qui nous sommes empiffrés de dorés (et d'un brochet en darnes pour regoutter).



La rivière Brock avait gonflé le débit et nous n'avions qu'une dizaine de kilomètres cette journée. Arrivés au site, supposément un GB, il s'agissait d'une plage/île qui nous obligeait à prendre le canot pour aller aux toilettes sur la rive. Nous avons entendu le cri rauque et distinctif de grues du Canada au réveil et les avons revu passer dans le matin brumeux un peu plus tard. On en distingue une en vol sur ces deux photos:



Nous nous sommes régalés de bannick au coulis de bleuets ramassés sur place. Et oui, ils étaient en saison, parfaits et juteux. Quelle chance! Puis, on est repartis à canoter avec surtout de l'eau calme, une visite d'un camp de chasse cri vide, un beau R2 court au "Zee" pour finalement nous arrêter après plus de vingt kilomètres au km58 dans un beau long rapide avec manoeuvres requises que notre groupe a bien négocié.


Le matin, François nous a préparé un gruau mythique "du continent retrouvé" qui lui avait été servi lors d'un voyage en Inde. Un vrai délice avec de la grenade, des graines de pissenlit et plein d'autres ingrédients délicieux. Il a redonné toutes ces lettres de noblesse au malaimé gruau.


En canot, on allait aujourd'hui rejoindre la 113, notre point de sortie en cas de problème ou retard. Les blessures étant sous contrôle et le planning respecté, tout le monde était d'accord pour poursuivre comme prévu. Donc, après le diner, nous avons descendu le R3 avec brio puis passé le pont et rejoint une belle portion de rivière avec de la roche granitique et du courant. On avait même le vent dans le dos pour une fois. Arrivé au R3 suivant, le site était très beau avec vue sur le rapide à volume le long de la rive droite.



Le matin, on a été très efficace car, à 9h, le portage du stock,le R3 (descendu sans problème) et le réembarquement pour continuer étaient effectués. Il a plu très fort ce matin-là et ce temps gris allait rester avec nous jusqu'à la fin de l'expédition.

Le fait qu'on bénéficiait maintenant d'un bon courant la plupart du temps, la progression était bonne. Nous sommes d'ailleurs arrivés au 2ème long portage d'un kilomètre avant midi. Le sentier discret se suivait relativement bien et le passage était dégagé ce qui a permis de portager tout de même assez vite. On a envisagé découvrir la section en aval du S5 mais cela semblait finalement trop engageant (peut-être pas R5 mais très possiblement R4) vu de la fin du portage. La photo ci-dessous n'est pas représentative du portage car c'est juste la dernière descente qui est très abrupte.


C'était définitivement la journée la plus pluvieuse et le 3B rive gauche n'était pas dans son meilleur jour avec les roches mouillées et glissantes. Il n'était pas tard alors on a décidé de pousser jusqu'au GB quatre kilomètres plus loin. Cela avait en plus l'avantage de raccourcir notre dernière journée.

Arrivés là, le site était rempli d'arbres morts tombés... Mais après un bon défrichage, le site s'est avéré parfait pour nous; un petit GB disons.


En soirée, des histoires de gnômes dégustant une soupe à la tortue dans une cabine téléphonique nous ont bien amusés. La pluie avait alors enfin cessé.

Le dernier jour, il a fallu lutter encore une fois contre le vent de face et le courant était peut-être un peu moins constant. "Y'en aura pas de facile" a dit François. On a cependant eu droit à une cerise sur le sundae avec un rapide R1/2 non indiqué sur la carte au km5. Et finalement, on a rejoint fièrement l'arrivée au village de Waswanipi où nos autos nous attendaient.




Tuesday, June 27, 2023

Coulonge depuis le lac à Jim

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Fin juin 2023

Débit: moyen-bas (Dumoine à 28)

Parcours: du lac à Jim au pont Terry Fox pour une grosse trentaine de km

Classe: rapides occasionnels principalement de classe 1 (2,3,4) sinon le courant est plutôt continu (EV)

Portage: 1 seul vrai portage (chute à l'ours) mais 1 ou 2 autres places à gérer dans les rapides guénettes

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Voilà une fin de semaine organisée sur le tard (pour nous 2) qui nous a permis de mieux connaître le club des aventuriers et plusieurs nouvelles personnes bien sympathiques.  C'est intéressant comme club car ils font beaucoup de sports différents (vélo, ski, canot, ...): https://aventuriers.qc.ca/. En fait, moi et Adrienne avons déjà été membres une année mais ca fait longtemps.

Nous avons déjà fait la Coulonge sur une semaine en commencant beaucoup plus haut sur la rivière mais là, pour cette longue fin de semaine, on découvrait une nouvelle mise à l'eau au lac Jim. La navette fait moins de 40km (aller) et on rejoint la rivière par la décharge du lac (court portage à partir du barrage).


La première journée ne comportait pas vraiment d'obstacles conséquents. Sachant qu'il y avait au moins un groupe devant nous, nous n'avons pas pris de risques et sommes restés au premier site qui pouvait accueillir notre groupe. Les deux bâches moustiquaires permettaient d'avoir un havre de paix à l'abri des moustiques qui n'étaient pas abondants mais tout de même bien présents.

Puis au lever, nous étions dans la fumée des feux de forêt. Une fumée tout de même assez intense qui grattait un peu la gorge et obstruait le ciel et les paysages au loin. Nous avons rejoint le gros obstacle sur notre section qui se nomme "la chute à l'ours". C'est un R3 qui termine dans un S4/5. Un canot et un kayak ont fait le R3 et le reste était portagé.



Puis quelques beaux R2 (3) suivent sur quelques centaines de mètres dans les rapides guénette. Il y a eu un ou deux autres passage halage/cordelle et j'ai pu descendre en kayak mais c'était rocailleux à une place.


Nous avons passé la nuit au dernier site qui pouvait nous accueillir, en face d'un nouveau camp ou ils construisent un quai aérien avec une utilité qui nous a semblé discutable. La soirée était plaisante malgré l'interdiction de feu grâce notamment à la musique d'Ingrid et aux bâches salvatrices.

Le lendemain, nous sommes sortis assez tôt juste au moment ou une pluie torrentielle se décidait à tomber. Cette dernière nous a accompagné tout le long de la route de retour à Montréal.

Tuesday, May 23, 2023

Rivière aux rats

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Fin mai 2023

Débit: moyen-bas (Vermillon entre 50 et 60)

Parcours: du km 38 au St-Maurice

Classe: 1-2 (3)

Frais à prévoir: passage du pont, camping ZEC, navette (grosso modo 100$/couple)

Portage: 4 portages courts mais peu parcourus + 2 embâcles impassables lors de notre descente

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Tôt ce printemps, on m'avait reparlé de la rivière Wessonneau et en me documentant je suis tombé sur ce bon parcours de la rivière aux rats. Un classique de printemps, plsu ou moins abandonné par certains clubs de canot depuis le bris du chemin longeant la rivière. 

Ne me décourageant pas si vite, et après avoir fouillé un peu et contacté la ZEC, je me suis rendu compte qu'une autre façon de faire la navette était possible si on était près à faire un parcours d'une quarantaine de kilomètres et plusieurs portages. C'était de belles nouvelles pour notre petit groupe qui a alors mis cela au planning.

Rendus sur place tôt le samedi matin, nous sommes monté en 4x4 jusqu'au km38 en passant par le chemin venant du sud (direction Lac du Pasteur sauf pour les derniers kms). Nous étions 4 avec un canot duo et 2 kayaks et nos autos étaient restées à l'acceuil de la ZEC. Le chemin qui longe la rivière aux rats n'est pas une option car il est détruit par endroits.

Nous avons parcourus une petite dizaine de kilomètres ce premier jour nuageux avec une belle falaise sur la rive gauche. À 3 reprises dont 2 back à back, nous avons du portager rive droite autour de seuils encombrés de roches.



Les portages courts, de difficulté moyenne, sont peu fréquentés mais sont encore ouverts. Les accès depuis l'eau ne sont ni indiqués, ni évidents mais les seuils, tous précédés d'eau calme, sont facilement repérables.



Le directeur de la ZEC, Jean-François, nous avait prévenu qu'on allait croiser un regroupement de ponts flottants lors de notre première journée. La ZEC construira peut-être un pont à cet endroit car c'est un peu spécial de bloquer la voie d'eau comme cela... (dans un planiol au moins)


Après quelques rapides dont un beau R3 avec juste assez d'eau, on s'est installés environ 2km plus loin dans un grand GC au km 31. Il a plu en fou toute la nuit mais on se consolait en se se disant que ca aiderait avec le niveau d'eau. André et Valérie nous ont payé la traite avec de très bons repas bien copieux: souper de saucisses et déjeuner Egg Mc Muffin. Protégés sous la bâche, on ne pouvait pas se plaindre.

Le lendemain, le temps s'est amélioré assez vite contrairement à ce que le prévisions météorologiques avaient annoncé. Ca nous a permis d'apprécier les falaises qui continuaient d'agrémenter le paysage de cette belle vallée.

Avant notre première section de longs rapides, il y avait aussi un dernier portage autour d'une série de quatres seuils (2e photo de seuils plus haut). C'était plaisant de pagayer dans cette petite rivière avec un niveau encore plutôt bas mais correct.


La prochaine section de 4 kms, située entre deux ponts, est constituée de longs rapides faciles mais nous avons rencontrés à deux reprises des arbres barrant complètement la rivière juste après une courbe. Il faut un certain niveau de compétence et de vigilance pour pouvoir s'arrêter à temps avant ce genre d'obstacle dangereux.


Puis, arrivés au pont du km7 du chemin dans la ZEC (km14 du chemin sur la carte de Charles Leduc), nous avons pris une belle pause ensoleillée qui nous a permis d'oublier la pluie de la nuit précédente. Repartis sur l'eau, on a profité d'une belle section de longs rapides continus sous le soleil.


Au km16.5 restant sur le parcours (carte plein air), l'embranchement de gauche est complètement bloqué par des empilements d'arbres. Il faut là encore manoeuvrer pour éviter de se pinner contre un tronc et prendre le canal de droite que la rivière semble avoir agrandi récemment en grugeant dans la rive droite sabloneuse. On comprend comment la route qui longe la rivière a été détruite il y a environ 8 ans. Il faut donc être à l'affut des arbres en travers dans les prochains kilomètres ou l'eau-vive et les R1 se poursuivent.


Par exemple, un peu plus loin, on croyait arriver à une impasse mais finalement le canal de droite permettait de passer. La fatigue commencait à se faire ressentir après les vingt kilomètres parcourus.


Finalement, après avoir longé une belle falaise et après le pont situé à l'entrée de la ZEC, on s'est arrêté  sur une grande plage de galets et sable avec une aulnaie en arrière. Une petite clairière a acceuilli nos tentes et nous avons observé longuement une volée d'hirondelles et entendu le cri rauque d'un couple de grues du Canada volant au loin. Nous ainsi que comète dite "la japette" avons passé une très belle soirée. Surtout le soir autour du feu et plus tard dans la tente quand nous avons pu écouter la parade nuptiale de bécasses d'amérique.



Le lendemain, repu d'un bon risotto aux cèpes et bolets, il nous restait à faire une dizaine kilomètres de méandres sous le beau soleil. Avec le courant bien présent et le chant des parulines pour nous distraire, cela n'a pas été difficile et nous sommes arrivés pour le diner à l'accueil de la ZEC. C'était le fun d'aller jusqu'à l'embouchure avec le Saint-Maurice pour voir la jonction des rivières.


Note: Une mise à l'eau dans la section basse (exemple en partant du pont situé à l'entrée dans la ZEC et en allant jusqu'à l'embouchure) permettrait un beau parcours accessible d'une journée (environ 12km).




Lower Mad pour la fête de la reine

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