Thursday, July 17, 2025

Ruban

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début juillet 2025

Débit: moyen (Rivière Vermillon autour de 50)

Parcours: du lac Letondal à Wemotaci (84 km) avec excursion de 10km sur la rivière Manouane

Classe: lacs au début (entrecoupés par rapides étroits de classe 1 à 3) puis rivière sur une soixantaine de kilomètres avec des longues sections plsu continues de rapides sur plusieurs kilomètres incluant quelques portages ou cordelles/valises

Portages: 3 portages de 100 à 200 mètres, quelques halages et cordelles

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Nous avions prévu partir de Joliette en train et y revenir de la même façon après l'expédition mais la compagnie ferroviaire a décidé de gérer les grosses chaleurs en faisant voyager les trains de nuit. Pour cette raison, nous nous sommes rendus en voiture jusqu'à la mise à l'eau sur le lac Letondal. Moi et André avons tout de même fait la navette de Wemotaci en train après avoir déposé les deux autos à la sortie. Les notifications de retard nous ont tenu en alerte jusqu'à 3h du matin et finalement, alors que nous gesticulions sur le bord de la voie, le train a failli passer tout droit sans s'arrêter! Il vaut mieux prendre un billet à partir de Sanmaur (en non Weymont) pour cette navette.

Le lendemain matin, nous étions au moins deux a trouvé le départ un peu difficile suite à la courte nuit. Cependant, le vent était faible et le lac assez calme sous un ciel nuageux ce qui permit une progression vers le bout du lac sans difficulté. Arrivés au "barrage" McCarthy, qui est en fait juste un cable, on repère par un sentier de portage menant à un chalet ou un couple réside. Ils sont gentils et nous disent qu'on peut repérer depuis leur terrain. C'est un R2/3 au tout début qui devient R2 puis R1/2 après un court plat devant le chalet. Puis un autre R2 suit sous le pont ferroviaire.

Arrivés en milieu de journée au lac Capimit, on s'oriente vers le sud pour aller voir le lieu appelé Sourisville et y prendre notre lunch. C'est mignon avec plusieurs chalets. Le porche nous offre un petit abri pour se protéger de la pluie qui semble s'installer. On décide de camper à proximité; David un peu trop près de la voie ferrée car le train de nuit le sort de ses rêves plutôt abruptement. 

Au moment du départ le lendemain, on découvre le nid des pics flamboyants qu'on entendait crier depuis plusieurs heures. Deux beaux oisillons dans un bouleau avec leurs parents faisant la ronde et leur amenant de quoi se nourrir.


A l'autre bout du lac, un autre ancien emplacement de barrage est en fait un court R3 avec une ligne possible à gauche. Puis plus loin, un autre rapide étroit nous attend. Il s'agit d'un R1 puis R3 étroit plus ardu à la fin avec un petit seuil. Il n'est pas facile à repérer mais on s'estime chanceux d'avoir assez d'eau pour le descendre. Un dernier R1/2 nous amène à la prochaine série de mini lacs "Huldah". On passe à côté d'un camp habité rive gauche, situé avant le pont ferroviaire. Finalement, on s'installe à un site juste un peu plus loin à droite car le site près du pont est proche de la route et du train. Ce site 4B avec plage est agréable et la pluie semble finalement chose du passé. Les insectes redoublent par contre et les filets sortent. Il y a un peu de tout bien sûr mais surtout maringouins, mouches noires et brulots. On relaxe bien en fin de journée puis on fête les 50 ans de Valérie, Adrienne et moi avec un gâteau au chocolat préparé par Val. Merci encore!


Le lendemain, Valérie se brule la main en nous cuisinant des muffins à la poêle. David sort le bandage parfait qui va permettre une belle protection puis guérison lors des jours suivants. Alors, on repart et c'est très joli avant d'arrivée à Casey.


On s'arrête pour une petite marche près de la voie ferrée et des chalets. Il fait une belle température d'été mais on ne croise pas grand monde. Peu après être repartis, on arrive à un gros seuil que l'on "valise" sur l'ilot centre gauche. Puis environ 2km plus loin, une bonne section d'eau vive d'environ 4km assez continue débute. Plusieurs R2 et R3 sont négociés habilement par les 3 équipes en canot duo dont ma sœur Hélène et son coéquipier David. Adrienne et moi descendons un bon seuil en portefeuille avec une belle ligne et arrêt contre-courant pour finir. Deux autres passages R3+ permettent une ligne de canot un peu rock n' roll mais on s'en sort tous très bien malgré qu'on doive souvent écoper l'eau en fin de rapide. 


Puis sous un pont, on manque une courte cordelle et le canot se fait aspirer dans le rouleau. Le tout 100m en amont d'un gros seuil. Heureusement, André et Hélène tiennent encore la corde de pointe et on sort le canot bien plein de cette mauvaise passe; tout le matériel étant resté bien attaché!

On cordelle un dernier S4/5 par la rive gauche, et on arrive fourbus à un site près de la croix du draveur qui, malheureusement, nécessite un grand défrichage. Pour couronner le tout, la pluie reprend en grande pompe et André, parti pêcher, manque de se faire écraser les orteils par une grosse pierre, n'en eu été de ses bottes à cap d'acier. Cependant, tout le monde dort très bien à l'abri dans nos belles tentes et ce après un bon repas.

Le lendemain, une belle section calme nous mène à la piste de Casey ou nous décidons de rester malgré notre arrivée tôt dans la journée.


Là, on rencontre Naor qui a une compagnie "Casey Camp de base" qui accueille les motoneigistes et les pilotes d'avion venant visiter, pendant leurs saisons respectives, ce site emblématique des pistes d'atterrissage militaires transcanadiennes comme la "Pine Line". La piste est aussi connue pour une prise de cocaïne majeure dans les années 90. Val demande un rafraichissement à Naor et il nous offre à tous le meilleur Mr Freeze à vie.

On se baigne, on profite de cette journée relaxante, on joue à la pétanque de roches, on cuisine du hachis parmentier et on monte un beau camp incluant l'indispensable tente moustiquaire. Hélène rencontre sa première sangsue, comme Comète deux jours plus tôt, et on prend une photo souvenir de ce moment inoubliable.


Le lendemain, il fait beau et on a une journée de rapides conséquents à nouveau devant nous. Cependant le matin débute par une belle cueillette de fraises sauvages sur un de ces sites surélevés situé devant une plantation de pins gris. Ce type de site s'avèrera typique sur le reste de la rivière Ruban.

Un passage R3/4 avec de gros rouleaux requiert un peu de cordelle rive droite. Plusieurs autres beaux rapides de classe 2 et 3 nous mène à un seuil infranchissable que l'on portage par la rive droite sur 200 mètres (voir photo ci-dessous). Le sentier est peu visible mais permet tout de même une progression somme toute facile. On repart avec du beau temps ce jour-là et on termine notre journée au petit site de la chute du snob (dans le sentier de portage rive gauche). Il y a juste la place pour nos quatre tentes. 


On surplombe un beau R3 qui nous attend pour demain matin. Le son des rapides berce notre nuit tant attendue après cette deuxième grosse journée de rapides.


La journée suivante, ce n'est pas fini car on commence par le rapide qu'on voyait depuis le site suivi de plusieurs autres. Le débit qu'on a en ce début d'été est, je pense, assez élevé pour la saison cette année. On arrive à une cascade de 7 mètres qu'on portage rive gauche cette fois et ce dans un sentier encore plus inexistant que son précurseur.


André pêche un méga brochet, peut-être une brochette en fait, à la base de la cascade. Toute une bataille cette prise! Impressionnants tous les deux, le pêcheur et la bête relâchée poursuivirent chacun leur destinée, chacun affublé d'une petite blessure en guise de souvenir. Le soir, on mange tout de même du brochet pour la première fois car une autre prise, plus modeste, avait eu lieu en milieu de journée près d'un pont fermé aux véhicules.


On s'arrête sur un des sites types de la Ruban dans un fer à cheval avec de belles falaises de sable à proximité.


Le lendemain, dans une rivière calmée, on progresse jusqu'à un beau R4 qui se contourne aisément dans un mini canal à gauche. Le site est magnifique et on mange une délicieuse salade, encore une fois préparée par Valérie, grande cheffe cuisinière de l'expé.

En après-midi, on est plusieurs à surfer une petite vague au grand plaisir de Hélène.


Puis pour notre dernière nuit sur la Ruban, le vendredi soir, on se trouve un beau site type 300 mètres environ en amont du GC situé au niveau de restes d'un pont aujourd'hui disparu.

On finit nos vacances avec notre plus grosse journée de canot (21 km incluant 5 contre le courant). On remonte donc la Manouane ou on voit une chute et ou on rencontre une famille Attikamek très sympatique. La chienne d'André et Valérie, Comète, est encore une fois la star du moment. Il pleut en sapristi alors qu'on redescend vers le haut Saint Maurice et le village de Wemotaci.

Sur le 2ème (ou 3ème?) pont près de notre point de sortie, des bus scolaires klaxonnent allègrement alors que nos canots approchent. On ne s'attendait en tout cas pas à un tel accueil après 8 jours en autonomie...

Mais non, en fait, c'est le retour des jeunes qui ont participé aux Jeux des Premières Nations Québec-Labrador. Partis depuis plus d'une semaine, tout le village accueille en grande pompe les nombreux médaillés. On nous invite à manger avec eux et on assiste à leur cri de ralliement. Quelle chance!

Wednesday, July 10, 2024

Allagash

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Début juillet 2024

Débit: 1230 cfs à Churchill Dam puis 1700 cfs à Michaud farm (débit mini souhaitable)

Parcours: Chamberlain/Telos channel à l'embouchure dans la St John river - 150 kilomètres

Classe: lacs dans premier tiers, puis section de rapides "Chase" sur quelques kilomètres avec quelques classe 1 et 2, quelques lacs puis section de rivière de classe EV et R1 (excepté un infran = chute Allagash) dans le dernier tiers

Portage: portages courts pour 2 barrages + déversoir long lake portagé éventuellement + 1 portage obligatoire de 500 mètres à Allagash Falls

Couts d'accès et de camping à prévoir: environ $120CAD par personne pour 7 nuits

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On avait chez nous une carte du parcours "Allagash Wilderness Waterway" datant de 1996 (sans doute ramassée dans un bureau de tourisme lors d'un road trip il y a 10-15 ans). Ce parc est géré par l'organisme North Maine Woods et des rangers sur le terrain. Val et André étaient eux aussi intéréssé à découvrir ce parcours donc on a réservé une semaine de vacances à cet effet.

La route pour aller à Allagash, le take-out, est assez indirecte et prend environ 7 heures. On passe par le Temsicouata puis par le nouveau Brunswick avant d'arriver. Il faut planifier d'acheter certains aliments frais et l'alcool après le passage de la douane à Fort Kent.

On avait réservé avec le pourvoyeur Tyler Kelly Camps pour la navette et un canot. C'est une navette de plusieurs heures depuis le village de Allagash jusqu'à notre put-in.

Arrivés à l'entrée du lac Chamberlain le dimanche vers le milieu de la journée, nous avons rencontré un grand vent sur le lac qui a limité notre progression à quelques kilomètres pour cette première après-midi. D'autres groupes (scouts) étaient là aussi au site "Gravel Beach" mais on avait la place: 3 sites donc 3 tables pour 12 personnes chacune. On s'est décidé à partir tôt le matin pour se donner une chance avec le vent.


Donc, partis vers 6h30, la progression fût bonne jusqu'au "Lock Dam" où on portage et une petite rivière nous mène à Eagle lake. Un vent plus fort commençait à nous ralentir quand on a atteint le site des locomotives fantômes pour le dîner. 

C'est un lieu plein d'histoire liée à la drave au début du 20ème siècle que nous avons découvert. Le personnage de Edouard "King" Lacroix a marqué notre imaginaire grâce aux plaques nous racontait son histoire. Le gars est un "self made man" qui a su bien tirer les ficelles pour développer son affaire en foresterie et transfert du bois jusqu'à avoir près de 7000 employés dans le Maine et au Québec. En effet, c'est depuis St Georges de Beauce qu'il dirigeait ses opérations. Il a aussi été député à Ottawa et a laissé sa marque en Beauce, en Gaspésie et dans le Maine.

https://www.enbeauce.com/actualites/chroniques/345175/edouard-lacroix-un-homme-exceptionnel
https://www.leslibraires.ca/livres/edouard-lacroix-helene-andree-bizier-9782764402870.html
https://www.dimedia.com/f000195993--fiche.html

Le site était donc le point de départ, toutes les 3 heures dans les années 1930 et ce pendant 3-4 ans de coupe intensive, de deux locomotives qui transportaient les pitounes jusqu'au lac Umbazooksus. La drave avait commencé plus tôt au 20ème siècle et d'autres artefacts étaient visibles (tramway à câble entre les lacs Eagle et Chamberlain). Les Américains avaient même relevé le niveau du lac Chamberlain pour inverser la direction du courant vers le lac Telos afin de pouvoir flotter le bois vers le sud. Ces modifications sont encore en place aujourd'hui mais pour d'autres raisons que la drave.


Pendant notre visite, on a trouvé des chanterelles qui ont bien agrémenté une soupe et une salade le soir et le lendemain midi.

Ce soir là on a campé sur le lac Eagle à Priestly point et le vent s'est complètement calmé. André avait déjà commencé la pêche et on a pu gouter aux délicieux ombles de fontaine. Il a aussi retrouvé le sac de croquettes que Comète avait habilement caché dans le site voisin.

Repartis encore assez tôt le lendemain, vers 7h30, le lac était parfaitement calme. Ca va mieux pour avancer dans ce temps là! On s'est rendus à notre site avant le barrage Churchill dès midi. Vu qu'on croisait beaucoup de groupes et que le goulot du barrage s'approchait, on a choisi de rester là pour la nuit. André à pêcher des crapets soleil et moi des ouitouches... Faudrait que j'apprenne la pêche à la mouche j'imagine...

Le lendemain, après un lever plus naturel, on s'est rendu au barrage voisin un peu après 8h pour enfin découvrir la rivière Allagash et ses rapides "Chase" sur les premiers kilomètres. Il y avait aussi un musée qui vaut la peine d'être visité avec plein d'artefacts et de textes intéressants. On a même vu un vélocipède (pour aller sur les rails et en faire la maintenance) et une pièce "Half-Penny" canadienne de 1850. 


Les rangers nous ont conseillé de faire transporter nos bagages pour $10 mais nous avons opté de les garder avec nous. Nous avons bien fait car tout au plus trois passages plutôt courts de classe 2 max ne nous ont pas posé de problème.


Val avait joué peut-être trop intensément avec Comète la première nuit et son doigt mordu commençait à s'infecter malheureusement. Sa main était enflée mais pas de lignes rouges et la coupure elle-même était belle alors on a décidé d'attendre voir la progression après avoir réappliqué les soins nécessaires.

On a eu le vent dans le dos sur les lacs Umsaskis et Long et on a vu un orignal d'un peu loin, notre 4ème du voyage. Il y avait aussi beaucoup de canards, harles et aigles. On est resté au site nommé Jalbert pour notre 4ème nuit. Le lendemain, il y avait des lignes rouges sur le bras de Val alors la décision fut prise de l'évacuer.


Partis tôt sous la pluie, on a descendu après repérage l'ancien site du barrage du lac long. Sans doute que le niveau d'eau suffisant a ouvert des lignes. Il faut tout de même se méfier des clous et barres de métal qui peuvent dépasser de ces anciennes structures. 

Avec cette évacuation, on a donc "inauguré" notre balise GPS Spot X qui s'est avérée bien fonctionnelle malgré que notre pourvoyeuse avait des difficultés avec ses courriels... Néanmoins, par chance, on a rencontré à notre point de sortie, le pont Henderson, une personne qui, par pure providence, pouvait aider Val et André à sortir du bois en quelques heures et ce avec tout leur stock. Moi et Adrienne allions donc continuer seuls.  

Rendus, avec nos amis en moins, à l'étang rond qui est très beau. On a fait un petit détour pour se trouver un site tranquille: Squirrel Pocket. En soirée, on a reçu un message de Val qui confirmait sa prise en charge à la clinique. Fiou.


Nous avons fini la rivière le samedi au lieu du dimanche (une nuit de plus, la 6ème, à Dead Water North). Il pleuvait le samedi et il y avait du courant alors on a été plus expéditifs sur la fin. La chute Allagash a ponctué cette dernière journée avec un portage somme toute facile.


Tuesday, May 21, 2024

Lower Mad pour la fête de la reine

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mi-mai 2024

Débit: haut (79 à 78)

Parcours: de Palmer Rapids à Griffith (40km)

Classe: rapides occasionnels de toute classe

Portage: 1 portage pas mal garanti à "Slate Falls" (classe 5) . Plusieurs autres rapides notables peuvent aussi être portagés.

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Pour ces 3 jours de la fête des patriotes (en passant c'est en 1837-1838 que la majorité de la population du Bas-Canada s'est rebellé contre les autorités coloniales), nous avons décidé d'aller en Ontario, accompagnés d'André, Valérie et Coco. Là, c'est férié aussi: May Two-Four (caisse de 24 lol). Ou encore fête de la reine (Victoria, pas Elizabeth 2, reine de 1837 à 1901)

Pour commencer, je dirais que la beauté du bouclier Canadien avec la roche granitique fut marquante. Et tout ces grands pins blancs matures préservés qui permettent aujourd'hui d'avoir de si beaux paysages et accessoirement sites de campement ici et là.


On a rejoint le take-out chez Don et Marie à Griffith pour monter 2 conductrices avec nous jusqu'à Palmer rapids ou se tenait le fesival organisé par paddlerco-op.ca (qui offre aux aussi un service de navette soit dit en passant). Caroll et son amie ont donc reconduit nos autos chez Don près du pont de l'autoroute 41 et nous avons pu mettre à l'eau.

Il y avait beaucoup de pagayeurs, en canot et en kayak ainsi que quelques SUP. Les gens campent à Palmer Rapids ou on trouve 2 sets de rapide de classe 2 à 2/3. Beaucoup de personnes suivaient des cours de technicien en rivière, de kayak, de canot, etc...

Puis on est parti pour 12 kilomètres de planiol dans une zone peu sauvage (chalets et maison) mais malgré tout un environnement relax et propice à l'écoute des parulines par exemple. Nous étions juste deux groupes à descendre cette portion de rivière et ils étaient loin derrière. 

En milieu d'après-midi, nous avons rejoint notre campement "d'urgence" (peu de bois entre autres limitations) sur une belle petite ile. Une brise tenait les mouches à distance et il y avait un R1 avec au moins un rouleau pour jouer. C'est fou comme le kayak non chargé se manoeuvre plus facilement!

Le souper, digne de l'émission "Les Chefs", consistait en un délicieux brie fondue imbibé au sirop d'érable, un festin de saucisses "pas de chez Champfleuri" et des gâteries moelleuses et santé aux fèves noires. Puis la soirée s'est fini avec un jeu ou on devait mimer des dictons français dont "Rira bien qui rira le dernier", "À défaut de grives, on mange des merles" ou encore "Ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval".

Le lendemain, après un R1/2, on a repris un bon planiol d'un autre 7 km environ pour dépasser le put-in classique de Aumond's Bay et atteindre la belle série de rapides "pool-drop" sur 4-5km.


À 80 m3/s, ca ne manque pas d'eau ce qui est bien pour offrir plus d'options de descente: si on généralise pour ce débit, il y a souvent un rapide plus facile et intéressant à gauche de chaque ile.

Island: rive gauche = R2; rive droite = R3 avec Hass Hole, un bon trou. Il y a une belle vague aussi.
4 beaux sets de classe 2
Rifle chute: R3 impressionnant mais plutôt évident (+ sneak qui passait juste à gauche des roches)
Split Rock: beau R3 étroit et court mais fun à droite; beau R2 bien plus long à gauche
Rackett : beau R2/3 à gauche qui finit par un gros rouleau évitable. S3 à droite.

Puis on arrive au take-out de la section d'eau vive à Buck bay un kilomètre plus loin. C'est une belle section d'eau vive ludique avec des paysages à couper le souffle. Les sites sont beaux aussi car les gens respectent l'endroit (et aussi c'est sans doute mieux en début de saison il faut dire).


Plus loin, on rejoint "Slate Falls", un gros rapide classe 5 à ce débit. Nous avons emprunté le sentier de portage rive droite malgré que le panneau était sur la rive gauche. Le sentier que nous avons emprunté était très fonctionnel et il y a moins de chalets aussi.


Une belle section avec du courant nous mène tranquillement à Crooked rapids ou nous sommes arrivés en milieu d'après-midi. Les sites étaient déjà pris sauf un! Nous avons repéré une petite ile et avons opté d'y rester, à nouveau sur un site non officiel, pour accomoder mieux notre amie canine. D'autres avantages se sont révélés par la suite: les quatres roues occasionnels passaient bien proches de 3 autres des sites et la brise aidait avec les mouches quand même présentes. Nous avons fais de notre mieux pour limiter notre impact mais idéalement les sites identifiés seraient à prioriser.

La baignade en eau fraiche était super agréable en cette journée encore plus chaude que les précédentes. Et la pêche aussi était fructueuse avec plusieurs achigans.

Le lendemain, il restait trois rapides dont un plus gros en dernier "Highland Falls" dont la cassure principale se halait bien au centre. Les seuils classe 4 contenaient des rappels dangereux mais celui de la branche de droite offrait une belle ligne à gauche du rappel, ce qui a clôt sur une belle note cette longue fin de semaine.

Monday, May 6, 2024

Rouge (21 milles) du lac à l'aigle au chemin des méandres

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début mai 2024

Débit: 21 à 20 (CEHQ40241 x 0.5 ou 
CEHQ40204 x 0.16). Débit moyen-bas stable.

Parcours: 34 km

Classe 1 à 2/3 (3/4)

Portage: entre 0 et 3

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On a retrouvé Céline à l'accueil de la ZEC Maison de Pierre alors que notre "nouvelle" auto venait d'atteindre 12345km à l'odomètre! On allait à l'utiliser pour la 2ème fois sur des chemins de terre et on croisait les doigts en espérant des conditions de route correctes pour la navette. Vu qu'il n'avait pas trop plu récemment, ca a bien été en faisant un peu attention à une ou deux places.

On a donc laissé une auto à la descente de canot 1km après l'accueil et on est monté ensuite au camping du lac à l'aigle ou il y a un stationnement.

Il faisait beau et une petite famille à leur camp observaient nos préparatifs avec curiosité. La traversé du lac et du ruisseau sur 5km fut plaisante avec la belle température.

Rendus à la Rouge, on a repéré le R3/4 (2ème rapide) depuis la grosse roche à gauche. À ce niveau moyen-bas, il s'agit plus d'un R3 avec des options pour la ligne. Puis, il y a une portion calme et la belle section qui précède la jonction avec la Lenoir commence. C'est du beau rapide oscillant entre la classe 2 et 3 avec une place ou la ligne entre les roches est un peu moins évidente.

Une pause lunch à la jonction avec la Lenoir qui était trop basse et on reprend dans le très beau R3 qui suit. C'était bel est bien du 3 et ce rapide est une coche de difficulté au dessus je trouve par sa longueur entre autre. On a croisé un coyote curieux en bas avec ses grosses pattes et son poil clair. Il s'est approché un peu pour mieux nous voir puis on s'est observé mutuellement pendant 2 minutes et il s'est enfui. Belle rencontre! J'ai nommé le rapide en son honneur sur ma carte du blog qcrivers.

Après une section plus facile, on est arrivé à la chute de l'ours et on s'est installé pour camper. Une belle soirée sans insectes piqueurs et au son du chant des rainettes crucifères nous attendait.

Au petit matin, il pleuviotait comme un peu toute la journée qui s'ensuivit. Les toasts sur le feu et l'omelette au bacon nous ont remis un baume au corps et nous avons pu trouver la motivation pour enfiler nos dry humides.

Avant d'arriver au jaret de chien, il y a une belle section encaissée avec de beaux rapides R2/3 à ce niveau. Super fun et magnifique! Puis nous avons repéré le S4 qui est précédé d'une accalmie et d'un R3 (cassure, voir photo ci-dessous). Ca passait à droite comme d'habitude. 

Le R3 qui suit a une belle ligne et ne cause pas de difficulté. C'est bien beau par ici. Les rapides se calment un peu puis reprennent avec quelques bons R2.

Puis la rivière se poursuit longuement en rapides de classe 1 et eau vive. Dans les derniers kilomètres la Rouge se subdivise en canaux avec des iles de galet, des embacles d'arbres pas trop génantes car sur les côtés et des belles grandes falaises de sable. Pour conclure cette fin de parcours "nature" en beauté, nous avons croisé un aigle pêcheur perché puis en vol.

La carte topo indique le ch. des méandres un kilomètre trop tôt mais, heureusement, on se rappelait de quoi avait l'air le take-out grâce à nos visites précédentes.


Monday, August 21, 2023

Chibougamau (anciemment Capacomou "celui qui vomit")

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mi-aout 2023

Débit: bas ou moyen-bas (station 80718 stable entre 290 et 295)

Parcours: du lac Opemisca à Waswanipi - 133km

Classe: rapides occasionnels de classe 1, 2 et 3; plus de courant sur les 30 derniers kms

Portage: 4 à 7 portages dont 2 longs, quelques halages et une cordelle dans notre cas

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Avec les feux de forêt, on n’était pas certains de pouvoir aller faire du canot-camping dans la "terre du peuple" Eeyou (cri) Istchee. J'ai demandé au chef des pompiers de Oujé-Bougoumou mi-juillet et ce n'est qu'à la fin du mois que nous avons reçu le go. Notre groupe de 6 personnes en canot duo a donc poursuivi les préparatifs avec cette destination confirmée pour un départ sur l'eau le 12 aout.

Le vendredi, après un arrêt à Lac-Bouchette pour souper avec mon cousin Thomas et sa famille qui visitait à ce moment le Québec, nous sommes resté à St-Félicien pour la nuit. Puis nous avons rejoint le groupe à la mise à l'eau le samedi vers 10h. J'avais trouvé moyen de contacter un taxi "maison" de Waswanipi et cela nous a permis de laisser nos trois véhicules au take-out et de se faire remonter efficacement pour un départ sur le lac vers 13h.

L'absence de vent a permis de parcourir la vingtaine de kilomètres en quelques heures et nous avons rejoint la plage à la décharge du lac en fin de journée. Le mont Opemisca donnait un bon point de repère pour se diriger dans la première moitié de la traversée. Apparemment le nom du lac et de la montagne veut dire "difficile à avironner" en cri ce qui confirme que nous avons eu de belles conditions. Le village d'Oujé restera un endroit à visiter plus tard car nous manquions de temps pour nous y rendre.

La plage est étroite et il y a un sentier rejoignable par le côté opposé au rapide pour rejoindre un camp situé après le R3. Adrienne et moi sommes allés voir le rapide par le bas en empruntant ce chemin bourré de champignons homards. Les pêcheurs rencontrés au put-in nous avaient dit que c'était dangereux et qu'il faudrait portager cependant le bas avait l'air très faisable vu de loin. De retour à la plage ou notre camp était monté, le temps maussade ne nous a pas empêché d'admirer les pluviers, sternes, goélands et chevaliers qui se nourrissaient.

Le lendemain, on avait notre premier rapide et tout le monde s'est rendu en bas avec le sourire malgré un demi-tour dans le rapide pour François et Corinne. Chaque canot a choisi une ligne sensiblement différente dans ce très beau R3 d'une certaine longueur (250m) qui constitue un départ en grande pompe pour la rivière. Le lac suivant a aussi sa montagne éponyme "Michwacho". Encore une fois, la traversée s'est révélée plutôt facile malgré un ciel qui grondait dans la distance. 


L'orage ne nous a pas frappé mais il a tout de même plu quand nous avons préparé le souper à notre camp situé au départ du portage de 1km. Nous avions attrapé nos deux premiers dorés (et quelques brochets relâchés) qui ont avantageusement remplacé les crevettes dans la soupe Thai préparée par ma douce sous la pluie battante.

Le lendemain, vers 6h, je me suis levé en avance pour aller défricher un sentier de portage de 80m permettant de rejoindre la base du premier seuil. En effet, trois d'entre nous avaient décidé de descendre deux canots sans stock au lieu de portager les embarcations. Ceci après étude attentive des images satellites et repérage.


Après le portage du stock, le cours 101 sur les champignons à lames et l'égarement puis les retrouvailles avec Comète, seule représentante canine de notre groupe, moi, Adrienne et André nous sommes lancés dans l'exploration de la section de seuils. Le portage dans le sentier du matin se fit sans encombre; puis un R1/2 menant à un R3 terminant dans un S4 que nous avons cordelé puis halé rive droite.



Le R1/2 qui suivait amène plaisamment à la cassure suivante qui, à ce niveau d'eau, présente à droite de l'ile une branche à sec. Nous avons halé les canots par ce passage et rejoint le reste du groupe à la fin du portage pour un diner bien mérité. Pour célébrer la réussite de ce passage difficile, Valérie nous avait préparé une tisane.

Un R2 court et plutôt facile, 4-5 kilomètres restants et deux autres portages allaient compléter une belle troisième journée d'expédition. Ses premiers sentiers de portage n'étaient pas difficiles et sufisamment bien dégagés ce qui était une surprise agréable étant donné que la rivière n'est pas fréquemment canotée.



Le soir on a mangé des nachos cuits sur une pierre chaude! Une première, mémorable et peut-être unique expérience. La veillée autour du feu fut ponctuée de rires avec l'histoire de la fois ou nous avions bâti un jardin japonais en guise de toilette de groupe. Finalement repus et bien installés sous la nuit étoilée, nous avons dormi comme des loirs avec une journée plutôt facile annoncée pour le lendemain.


C'est donc vers 10-11h que nous avons redécollé mais brièvement car une bonne pause pêche nous attendait après le prochain portage court. J'ai eu envie de donné le petit nom de "rivière des jaseurs" à la Chibougamau car ces oiseaux sont très présents, actifs et en grand nombre à chaque rapide.


La plus fan de pêche, c'est Comète. Elle bave à l'idée de prendre un doré dans sa gueule comme on peut le voir ici. Mais finalement, à son grand dam, c'est nous qui nous sommes empiffrés de dorés (et d'un brochet en darnes pour regoutter).



La rivière Brock avait gonflé le débit et nous n'avions qu'une dizaine de kilomètres cette journée. Arrivés au site, supposément un GB, il s'agissait d'une plage/île qui nous obligeait à prendre le canot pour aller aux toilettes sur la rive. Nous avons entendu le cri rauque et distinctif de grues du Canada au réveil et les avons revu passer dans le matin brumeux un peu plus tard. On en distingue une en vol sur ces deux photos:



Nous nous sommes régalés de bannick au coulis de bleuets ramassés sur place. Et oui, ils étaient en saison, parfaits et juteux. Quelle chance! Puis, on est repartis à canoter avec surtout de l'eau calme, une visite d'un camp de chasse cri vide, un beau R2 court au "Zee" pour finalement nous arrêter après plus de vingt kilomètres au km58 dans un beau long rapide avec manoeuvres requises que notre groupe a bien négocié.


Le matin, François nous a préparé un gruau mythique "du continent retrouvé" qui lui avait été servi lors d'un voyage en Inde. Un vrai délice avec de la grenade, des graines de pissenlit et plein d'autres ingrédients délicieux. Il a redonné toutes ces lettres de noblesse au malaimé gruau.


En canot, on allait aujourd'hui rejoindre la 113, notre point de sortie en cas de problème ou retard. Les blessures étant sous contrôle et le planning respecté, tout le monde était d'accord pour poursuivre comme prévu. Donc, après le diner, nous avons descendu le R3 avec brio puis passé le pont et rejoint une belle portion de rivière avec de la roche granitique et du courant. On avait même le vent dans le dos pour une fois. Arrivé au R3 suivant, le site était très beau avec vue sur le rapide à volume le long de la rive droite.



Le matin, on a été très efficace car, à 9h, le portage du stock,le R3 (descendu sans problème) et le réembarquement pour continuer étaient effectués. Il a plu très fort ce matin-là et ce temps gris allait rester avec nous jusqu'à la fin de l'expédition.

Le fait qu'on bénéficiait maintenant d'un bon courant la plupart du temps, la progression était bonne. Nous sommes d'ailleurs arrivés au 2ème long portage d'un kilomètre avant midi. Le sentier discret se suivait relativement bien et le passage était dégagé ce qui a permis de portager tout de même assez vite. On a envisagé découvrir la section en aval du S5 mais cela semblait finalement trop engageant (peut-être pas R5 mais très possiblement R4) vu de la fin du portage. La photo ci-dessous n'est pas représentative du portage car c'est juste la dernière descente qui est très abrupte.


C'était définitivement la journée la plus pluvieuse et le 3B rive gauche n'était pas dans son meilleur jour avec les roches mouillées et glissantes. Il n'était pas tard alors on a décidé de pousser jusqu'au GB quatre kilomètres plus loin. Cela avait en plus l'avantage de raccourcir notre dernière journée.

Arrivés là, le site était rempli d'arbres morts tombés... Mais après un bon défrichage, le site s'est avéré parfait pour nous; un petit GB disons.


En soirée, des histoires de gnômes dégustant une soupe à la tortue dans une cabine téléphonique nous ont bien amusés. La pluie avait alors enfin cessé.

Le dernier jour, il a fallu lutter encore une fois contre le vent de face et le courant était peut-être un peu moins constant. "Y'en aura pas de facile" a dit François. On a cependant eu droit à une cerise sur le sundae avec un rapide R1/2 non indiqué sur la carte au km5. Et finalement, on a rejoint fièrement l'arrivée au village de Waswanipi où nos autos nous attendaient.




Tuesday, June 27, 2023

Coulonge depuis le lac à Jim

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Fin juin 2023

Débit: moyen-bas (Dumoine à 28)

Parcours: du lac à Jim au pont Terry Fox pour une grosse trentaine de km

Classe: rapides occasionnels principalement de classe 1 (2,3,4) sinon le courant est plutôt continu (EV)

Portage: 1 seul vrai portage (chute à l'ours) mais 1 ou 2 autres places à gérer dans les rapides guénettes

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Voilà une fin de semaine organisée sur le tard (pour nous 2) qui nous a permis de mieux connaître le club des aventuriers et plusieurs nouvelles personnes bien sympathiques.  C'est intéressant comme club car ils font beaucoup de sports différents (vélo, ski, canot, ...): https://aventuriers.qc.ca/. En fait, moi et Adrienne avons déjà été membres une année mais ca fait longtemps.

Nous avons déjà fait la Coulonge sur une semaine en commencant beaucoup plus haut sur la rivière mais là, pour cette longue fin de semaine, on découvrait une nouvelle mise à l'eau au lac Jim. La navette fait moins de 40km (aller) et on rejoint la rivière par la décharge du lac (court portage à partir du barrage).


La première journée ne comportait pas vraiment d'obstacles conséquents. Sachant qu'il y avait au moins un groupe devant nous, nous n'avons pas pris de risques et sommes restés au premier site qui pouvait accueillir notre groupe. Les deux bâches moustiquaires permettaient d'avoir un havre de paix à l'abri des moustiques qui n'étaient pas abondants mais tout de même bien présents.

Puis au lever, nous étions dans la fumée des feux de forêt. Une fumée tout de même assez intense qui grattait un peu la gorge et obstruait le ciel et les paysages au loin. Nous avons rejoint le gros obstacle sur notre section qui se nomme "la chute à l'ours". C'est un R3 qui termine dans un S4/5. Un canot et un kayak ont fait le R3 et le reste était portagé.



Puis quelques beaux R2 (3) suivent sur quelques centaines de mètres dans les rapides guénette. Il y a eu un ou deux autres passage halage/cordelle et j'ai pu descendre en kayak mais c'était rocailleux à une place.


Nous avons passé la nuit au dernier site qui pouvait nous accueillir, en face d'un nouveau camp ou ils construisent un quai aérien avec une utilité qui nous a semblé discutable. La soirée était plaisante malgré l'interdiction de feu grâce notamment à la musique d'Ingrid et aux bâches salvatrices.

Le lendemain, nous sommes sortis assez tôt juste au moment ou une pluie torrentielle se décidait à tomber. Cette dernière nous a accompagné tout le long de la route de retour à Montréal.

Normandin (par la Boisvert)

******** Fête du travail 2026 (en 5 jours du 31 aout au 5 septembre, incluant un premier jour sans canot) Débit: moyen-bas (Ashuapmushuan es...