Thursday, September 10, 2020

Bélinge et Gens de Terre

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Fin août 2020

Débit: estimé moyen sur la Bélinge et moyen sur la Gens de terre (voir infos en bas)

Parcours: un peu moins 100km

Classe lac et quelques rapides (une dizaine de R1 à R2+ max)

Portages: 7 (dont un cordelable et deux halages)

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Il pleuvait fort sur la route qui nous menait à la Vérendrye. J'avais regardé la mauvaise prévision sur météomédia (Vérendrye en Gaspésie...) alors ca m'a plutôt surpris. Arrivé au dépot Lépine ou nous pensions camper, il était trop tôt (15h) alors nous avons poursuivi sur le chemin de Clova (rte 13). Après un arrêt au restaurant Pensive et une option de camp ajoutant quelques kilomètres de trop, on a décidé de camper ce soir là entre le domaine Shannon et le ruisseau Wapus. Il y avait beaucoup de champignons homards qui se sont bien mariés avec le repas de saucisses prévu par Étienne.

Le lendemain, nous avons rencontré les gens sympathiques du domaine Shannon, dont le propriétaire Serge, puis avons effectué notre navette (nos deux autos laissées à un accès à la Gens de terre juste en amont du ruisseau Wapus). Le délicieux ceviche d'Amélia nous permet d'attaquer la traversée du premier lac heureux et repus.

Après un portage avec brouette nous permettant de passer du lac Séguin au lac Lenôtre, un orage gronde et nous trouvons refuge dans une petite baie formée par une mini presqu'île.

Le lendemain nous amène à la rivière Bélinge (prononcer Bélingue) qui débute par quelques rapides faciles. On voit que la rivière a été boulée dans le passé. Le niveau d'eau est bon ce qui est une bonne chose car Serge nous avait dit que cette section peut être pénible l'été. Alors que nous explorons un site potentiel, on tombe sur deux belles talles de craterelles en tubes et pieds de mouton qui accompagneront plus tard les nachos.

On s'arrête après le deuxième pont au seuil au 4C (R2-3) qui est un peu petit mais très bien pour nos 3 tentes. Le R2-3 est un beau seuil que nous descendrons le lendemain matin avant de charger les canots. La soirée est belle mais il fait gris à nouveau au petit matin. Ce temps changeant sera caractéristique pour notre expédition. J'attrape un brochet trop petit qui finit par me sauter des mains avant la photo. Nous portageons la première chute (S5 près de la rive droite) moi et Adrienne alors qu'Étienne et Amélia préfère cordeller le maigre rive gauche. Finalement on se rend jusqu'à un camp non aménagé situé 2km plus loin que le 5D qui était loin de faire l'unanimité malgré les qualificatifs élogieux sur la carte. Finalement, le cadre était vraiment plus beau mais on a dû se taper un débroussaillage en règle. Donc le B avec un point d'interrogation sur la carte, c'est rendu un 2D encore très rustique (notre 3ème site de tente était ordinaire).


Deux rapides classe 3 puis 2 précède la deuxième chute (infran en canot). On s'est arrêté dans un beau contre rive droite juste avant celle-ci. Ca augmente un peu le niveau de stress mais c'était la meilleure option sur le coup. On a fait le court portage en équipe et ca s'est révélé plus facile que les portages/cordelles précédents.

Rendu dans une partie calme de la Bélinge, l'humeur de la rivière change vraiment et on se dirige tanquillement vers le grand lac Saint-Amour. On s'arrête à un beau GC avec une grande plage ou nous décidons de prendre une journée de congé le lendemain. Après une veille pluvieuse, c'est agréable d'avoir du beau temps pour ce repos. 


Lors d'une ballade pour remonter le ruisseau voisin, on voit un butor d'amérique et un pygargue à tête blanche. Adrienne fait une longue nage du site voisin juste au sud (autre GC presque aussi beau mais moins d'option sans sable) jusqu'à notre camp. On verra quelques (4-5) bateaux de pêcheurs pendant l'expé et ce surtout sur le lac St-Amour. Le chaudron en alu utilisé en four hollandais pour faire un gateau rend définitivement l'ame. Le dessert est tout de même bon et la magnifique nuit sans lune étoilée nous console.

Nous repartons avec l'intention de traverser une bonne partie du lac. On se rend au 5B ou les roches sur la berge rappelle la haute Gatineau, c'est magnifique malgré le mauvais temps. En effet, il pleut continuellement et je dois abandonner la première tentative de séchage de champignons homards.

 

 Le site est très bien pour un petit groupe comme le notre. J'ai ma meilleure après-midi de pêche avec deux dorés mais je les relâche car ils sont trop petits (moins de 12po). C'est spécial comme ils ne se défendent pas quand ils sont accrochés (contrairement au brochet ou au ouitouche par exemple).

Le lendemain matin, on rejoint le bout du lac et par le fait même la rivière Gens de Terre. Après un court portage, on observe que le débit est moyen plutôt que bas comme pensait la personne de la Vérendrye. Les trains de vague sont excitants et on fait notre première belle ligne d'évitement dans un R2/3 à volume.

 Il y a ensuite une cordelle plus halage facile sur l'ile à un gros seuil. J'attrape mon plus gros ouitouche à vie que je relâche encore une fois. On ne mangera pas de poisson de l'expé... Puis les rapides croches qui sont bien fun à descendre.

Arrivés au lac Beaubigny, on visite le 3C caché et après délibérations extensives, on décide de rester ici. On a encore une belle soirée avec un souper de risotto aux champignons sauvages sur la roche avec vue sur le lac.

Rendu à ce jour, presque toutes les espèces de champignons comestibles de l'expé  ont été trouvées: 1/homard, 2/bolet à pied noir, 3/bolet à pied glabrescent, 4/cortinaire ridé, 5/cèpe d'amérique, 6/cèpe à pores bleuissant, 7/craterelle en tube, 8/lactaire couleur suie, 9/pied de mouton, 10/russule de Peck, 11/chanterelle commune, 12/bolet blanc de neige, 13/bolet peint, 14/lactaire odeur d'érable, 15/chanterelle en flocon, 16/clitocybe en entonnoir, 17/agaric de lange, 18/laccaire à long pied 

Le lendemain, on arrive au portage de la chute Poigan (R5, on voit le premier palier ci-dessous). Le sentier de portage est en bon état et le groupe n'éprouve pas de problème avec le contournement de cet obstacle.


Juste un peu plus loin, on croise deux loutres un peu curieuses. Dans ma tête, je les blame un peu pour la pêche décevante jusqu'à maintenant. Il y a aussi les niveaux d'eau hauts pour l'été qui n'aident pas apparemment. En tout cas, ce fut une belle rencontre avec ces deux animaux que l'on voit tout de même rarement.


 Puis on rejoint le 5A vanté sur la carte qui est en effet très beau et agréable quoiqu'un peu exposé au vent. Le soir, un orage impressionant passe au loin.



On décide d'y prendre une deuxième journée de congé malgré le temps frais et incertain. On se rend utile avec le regroupement de vieilles cannes et bouteilles eparpillées dans le bois depuis des lustres (sans doute prédatant la SÉPAQ). On espère que ce sera ramassé lors de l'entretien occasionnel des sites. On verra la même chose à un autre site (avant dernier soir en groupe), sans doute des vieux camps de pêche..


On repart sur le lac bien reposés avec un temps couvert et le vent toujours présent. On ne reconnait pas l'entrée de la rivière et on se trompe de baie... Après une lutte contre le vent sur 1km, on arrive à nouveau près de la petite ile qu'on avait mal localisée et on se rend compte qu'il y a deux cairns indicateurs.


On arrive, au bout du lac Poigan, à un barrage avec quelques barres de métal qui dépassent . Les beaux rapides de classe 2+ volumineux qui suivent sont bien plaisants avec leurs trains de vagues dans lesquels on essaye de ne pas trop remplir le canot. 

Puis on repère le rapide de la gorge sous les aboiements du chien d'un rare humain croisé. On opte pour un halage facile de la barre rocheuse collé à la rive droite. La gauche du rapide comprend des trous à rappel collants et on aurait rempli à coup sur.

En arrivant au grand 5C au bout du lac petit Poigan, Adrienne voit une roche en forme de baleine avec son jet d'eau et c'est vraiment ressemblant. Pour ma part, j'ai la prémonition que je vais trouver à nouveau des champignons homards. Et pour la deuxième fois cette année, un voeu de trouver une certaine espèce s'exauce (l'autre fois, c'était des amanites de jackson plus tôt dans l'été). On tente à nouveau un séchage alors qu'Amélia se lance dans la préparation d'un fort bon repas indien (dal et pain naan cuits sur place).



Photo: Amélia Alexandrescu


On repart pour notre 11ème jour d'expé dans une belle section d'eau-vive agréable avec des rapides de classe 1 et 2. Certains rapides permettent de pratiquer les manoeuvres (surf, bacs, S). On s'amuse bien avant d'arriver au camp en face des roulottes, notre dernier site en groupe (je dis en groupe car moi et Adrienne avons décidé de rester une ou deux nuits de plus dans les parrages après l'arrivée au take-out).



Ce site est beau et grand aussi. On a de belles eclaircies et on se baigne à nouveau. Étienne vocalise comme à son habitude mais je rate l'enregistrement. On discute des dangers de la baignade en région éloignée (sangsues, brochets). 

Le lendemain, dernière journée officielle (douze jours au lieu de onze car on s'est ajouté une journée de plus au planning vu qu'il nous restait de la bouffe), il fait beau et tout le monde est en forme pour faire les derniers kilomètres. On voit un quai impressionnant, vestige de la drave avant de rejoindre le take-out rive gauche sur la Gens de Terre.



Nous déplacons notre auto en même temps que Amélia et Étienne nous quittent. On en profite pour célébrer l'obtention de leur niveau 1 de mycologue amateur en se donnant des hugs et bises bien agréables vu que nous avons passé treize jours ensemble loin des tracas causés par la pandémie COVID-19. Des bleuets à profusion scellent le départ pour nos deux comparses et nous retournons à notre canot à pied, laissant l'auto sur le bord du ruisseau Wapus (km10.2).

La journée continue d'être belle alors que nous descendons vers le saut du crapaud. Nous avions joué avec l'idée de descendre la section 2 juste à nous deux mais ce n'était pas raisonnable à niveau moyen (voir haut) en étant seuls. Avant le saut, du côté du portage, il y a un petit site pour une tente voir deux ou nous restons pour la nuit.


Le lendemain, il mouille à siaux alors on se décide à quitter les lieux en remontant jusqu'à l'embouchure du ruisseau Wapus puis le ruisseau lui même sur quelques kilomètres. La route du retour sera agrémentée de bleuets géants (Yeah) et d'une crevaison (Nooo). On se sort tout de même seul du parc de la Vérendrye. 

La réparation de la roue nous mènera dimanche à Ferme-Neuve ou on en profite pour randonner un peu au parc de la montagne du Diable.



Infos:
débit éxutoire Cabonga: 34m3/s (rivieredesoutaouais.ca/location/cabonga-2)

Hydro Québec donne aussi l'historique des 10 derniers jours pour la Gens de Terre (section aval): https://www.hydroquebec.com/production/debits-niveaux-eau.html (Choisir Laurentides puis l'icône en amont du Baskatong)

débit Gatineau pendant l'expé: 120 à 75
débit Capitachouane pendant l'expé: 12 à 9.5
débit Lièvre pendant l'expé: 120 à 85

Thursday, July 2, 2020

Rivière d'argent

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Fête du Canada 2020

Débit: moyen

Parcours: 35km

Classe lac et quelques rapides (2-3x R1, 1x R1/2, 1x R3)

Portages: 7 (voir 1 de moins car R3+ faisable selon niveau d'eau pour pagayeurs forts)

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Adrienne avait repéré un nouveau circuit de canot-camping dans la ZEC Mitchinamicus lors d'une visite précédente. Ce circuit créé en 2016 semble encore peu connu et est davantage parcouru plus tard dans l'été d'habitude d'après les employés de la ZEC. Pourtant, les quelques rapides avait un niveau un peu bas. Mais vu que les rapides représentent moins de 5% du parcours, on peut comprendre l'intérêt de laisser passer la grosse saison pour les bibittes car elles sont féroces et nombreuses dans cette région.

On a donc rejoint nos amis Bianca et Phil a Ste-Anne-du-lac pour aller ensemble à l'accueil au nord du lac Tapanee et à environ 13km du village. Là, on s'est enregistré, on a payé pour le camping, la pêche et la navette et on a poursuivi notre chemin vers la mise à l'eau du lac Chopin. Les autos allaient être ramenées pour nous au take-out pour mardi, le grand luxe! (ca sauve 54km de chemin de bois)

C'était le début d'après-midi et on a rejoint notre 1er site à moins de 2km de là. Il y avait une très longue plage avec de grand bancs de bois; Phil et Bi ont vu un lièvre venir s'abreuver dans le lac lors d'une marche sur la plage. On a aussi découvert après une heure sur place qu'un papa branle-queue tentait de protéger ces oisillons de notre présence. En effet, le nid à terre était juste à côté de la plateforme de tente. On a alors aménagé un cadre de bois pour les protéger et on a emprunté un chemin détourné pour se rendre aux tentes et moins les déranger. Un autre nid de la même espèce, avec des oeufs cette fois, se trouvait juste à côté d'une bécosse encore jamais utilisée. Une première dans ma carrière de canoteur! Les papillons s'envolaient hors du trou lorsqu'on y déposait notre séant.



 On est parti pour traverser le lac Chopin et rapidement Phil a attrapé plusieurs poissons et on a gardé le plus beau pour le diner alors qu'on avait rejoint le lac des polonais suite à notre plus long portage (530m). J'attrape moi aussi quelques poissons de moindre qualité mais évènement rarissime: je récupère un appat dans la bouche d'un ouitouche attrappé deux fois de suite. Je le garde pour le souper pour faire gouter cette chair délectable à mes amis. Je leur révèle d'ailleurs mes secrets de préparation: sortir les arrêtes une par une et s'armer de patience.

Notre deuxième site au bout du lac des Polonais est très beau aussi avec une plage. Le vent et la température agréable nous permet une soirée baignade et repos quasiment sans mouches.


Après une longue nuit de sommeil , brièvement interrompue par quelques castors, ratons et huards, on est charmés par les chants d'oiseaux au réveil. On agrémente notre déjeuner d'un autre poisson, de meilleure qualité cette fois, pêché par mes soins. Phil m'a montré plusieurs techniques de pêche en lac et de préparation de filet que je vais me souvenir. Je me suis d'ailleurs équipé un peu plus suite à cette excursion.

On repart en canot à travers quelques plus petits lacs dans un très beau cadre pour rejoindre finalement la rivière d'argent à proprement parler au niveau d'un barrage. Après s'être arrêter pour le diner, notre 2ème portage se fait bien mais il y en aura 4 autres ce jour là. Un en plus que prévu d'ailleurs car un pont s'est écroulé (R16). Par contre, on fait un rapide R3 indiqué infranchissable sur la carte avec les canots allèges. On ne prend pas trop d'eau et ca donne un beau souvenir malgré que j'aurais préféré avoir mon casque pour cette dose d'eau-vive innatendue.


Il y a ensuite quelques autres rapides de classe 1 (parfois après un seuil à portager) mais le niveau d'eau est un peu bas. On entend plein d'oiseaux différents dont beaucoup de troglodytes des forêts et de parulines à collier). On s'arrête au dernier petit lac 2-3kms avant le take-out pour notre dernière nuit. Lorsque le vent tombe, on est bien heureux d'avoir monté notre abri moustiquaire car les mouches à chevreuil, frappe-à-bord et autres sont bien nombreuses. La plage est un peu moins belle mais on se baigne plusieurs fois pour se détendre après cette longue journée plus fatiguante que les autres.


Un dernier portage avant le lac Georges nous mène directement aux autos. Sur le chemin pour retourner à Ste-Anne-du-lac, on fait une pause baignade et diner au lac Cain.

Carte et infos
email: lacdargent1@xplornet.com






Friday, June 26, 2020

Haute aux écorces

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St-Jean 2020

Débit: Elle baissait de manière régulière: 15.5, 14 et 13.5 (CEHQ 61020). Débit idéal entre 20 et 50 j'imagine.

Parcours: 45km

Classe planiol à 2+ (2x R3+ ponctuels). Plusieurs longues sections de rapides faciles.

Portage: 0 à 2 (R3 et R3/4 courts)

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En montant depuis Québec dans la réserve faunique des laurentides, on prend la 169 et on s'arrête au gite du berger pour s'enregistrer comme canot-campeurs. Nous optons pour rester deux nuits au camping des bouleaux ($16/pers/nuit taxes incluses) qui est le seul camping réservable.

En arrivant au pont, le niveau est à 16m3/s et nous semble suffisant. Beaucoup mieux que la Pikauba croisée plus tôt qui était très gratte-cailloux (8.5m3/s sur la station 61022) Arrivés au camping des bouleaux, on recontre un groupe de canoteurs qui trouve le débit limite bas mais ils nous confirment que ca passe.

Après une belle longue nuit dans ce lieu calme, on s'organise pour faire la section en amont. On arrive à mettre à l'eau environ 13km en amont de notre site de camping. On y trouve un long planiol de 9kms puis environ 5 rapides courts classe 1,2 et un 2/3 sur les derniers 4kms.
Note: si on voulait juste faire les 4kms avec les rapides, il faudrait mettre à l'eau au chalet secteur 71


Puis je retourne chercher l'auto à vélo et je croise un ourson sans voir sa mère et je ne m'éternise pas.

Une autre belle nuit au même camping avec la compagnie des nombreux oiseaux (grives, bruants, parulines et j'en passe).

Le lendemain, on fait la section en aval: environ 15km jusqu'au pont de la 169. Je fais la navette le matin avant la chaleur caniculaire (remonter au put-in en vélo). Après un assez long planiol avec 4 rapides courts et espacés de classe 1 et 2, on arrive dans une longue section d'eau-vive plaisante bien qu'à la limite du gratte-cailloux à 15 (R3 court suivi de classe 1 à 2 (2+) sur presque 4kms. Après une pause sur le bord du à un orage menacant, un planiol moins long que les autres nous acceuille. Puis on finit en beauté avec la section du pont (assez long classe2, courte accalmie puis S3 suivi de R2+ puis R2 jusque sous le pont). On sort avant la passerelle sur la rive gauche.


Après quelques tergiversations, on décide de camper une 3ème nuit aux bouleaux vu que le vélo y est et que la 169 parait un peu bruyante. On se fait de bons petits plats à chaque nuits: risotto aux champignons sauvages, nouilles corréennes, végé burgers). Tout est encore très sec et il n'y a aucune chance de ramasser des champignons sauvages frais.

Le lendemain, on s'organise pour faire la section en aval du pont de la 169. En s'arrêtant avant la section rock'n roll décrite dans le guide Leclerc et dans le Fortin (on peut d'ailleurs y lire l'aventure de la 1ère descente de la section expert!). 

On trouve donc notre take-out (habituellement un put-in) après 12km sur un chemin suffisamment carrosable pour notre civic (en roulant tranquillement). On croise mon 2ème ourson du voyage mais cette fois-ci en auto.

C'est encore un planiol au début sur 5kms (avec un court rapide de classe 1/2). Pendant notre pause de diner, on étudie une libellule qui semble avoir de la difficulté à se départir de sa mue.




Puis commence une autre belle et longue section d'eau-vive facile (classe 1 à 2+ continue sur 2km). Après une courte section calme, on arrive au rapide le plus difficile de notre voyage.


Un classe 3+ à ce débit (seuil suivi d'un rapide de 100m) et enchainant en 2 voir 2+. On l'a nommé le rapide "des marches". Une dernière section d'eau-vive facile (classe 1 et 2) permet de continuer à dépenser l'énergie qu'il nous reste.  


En général, ces sections de la aux écorces sont ludiques avec de beaux arrêts contre-courants, remontées intéressantes et petites vagues à surfer. Le chemin est proche mais il n'est pas passant et la rivière à un cachet sauvage de rivière d'expédition.


On campe une nuit près de la passerelle avant de retourner sur Montréal le lendemain. La pluie est là est on quitte sans trop de regrets ce très bel endroit.



Tuesday, September 3, 2019

Mitchinamécus et Lièvre

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fête du travail 2019

Débit: Mitchinamécus = 42 (haut) ;  Lièvre en aval des fourches = 65 (moyen)

Parcours: 39km

Classe 1 (2,3 et 5) - 1ère moitié avec rapides ou eau-vive; 2ème sans rapides (courant + ou - fort)

Portage: chute Rascas et chute Mc Lean

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Après avoir campé près de Mont-Saint-Michel vendredi soir, on est monté près du barrage du réservoir Mitchinamécus. On a débuté notre descente quelques kilomètres après ce barrage (on voit le dernier gros rapide de cette section intense dans la photo ci-dessus). J'avais eu l'aide de M. Généreux pour remonter au put-in alors que j'avais laissé l'auto au km30 du chemin de Parent. C'est ce monsieur qui m'a expliqué que quand la Lièvre est haute en début d'été, le lacher d'eau est retardé sur la Mitchinamécus. 




Il y a un R1/2, un R3 (photo ci-dessus) et un assez long R2 facile mais qui pousse. Puis on arrive assez vite à un pont en dessous duquel il y a un beau train de vague. Puis on voit la rivière à la loutre sur la gauche avant d'arriver à la chute Rascas. Il faut aller dans le bras de rivière de droite pour portager. C'est très à pic pour rejoindre la rivière. Les chutes (dans les deux bras) valent le coup d'oeil.



Une section calme puis les rapides longs commencent. On y retrouvent les murets typiques qui canalisent encore la rivière comme au temps de la drave. A la fin de ces rapides, il est important d'avoir repérer le début du portage de la chute Mc Lean près des accueils de ZEC.



On a fait le portage par la rive droite (route) puis il y a un sentier en face de l'accueil. On remet à l'eau 150m après la chute Mc Lean.



Puis on a poursuivi sur une section de la Mitchinamécus qu'on ne connaissait pas. À 42m3/s, le courant reste fort et il y a même un dernier R1. Il n'y a pas de plage mais on a trouvé un beau petit site  rive droite (en face d'un petit affluent qui se trouve rive gauche).


 

On a fait la grasse matinée le lendemain et il faisait très beau quand on a quitté le site vers midi. La jonction avec la Lièvre est très belle.



Comme la première journée, on a fait plus de 15kms. Il y a encore un peu de courant dans la lièvre et le vent n'était pas trop fort alors les kms d'eau calme ont été parcourus sans trop d'effort. On a vu, à deux endroits, deux chutes utilisées il y a quelques décennies pour la drave.



Puis on s'est arrêté sur une belle petite plage à environ 7km de notre take-out. Après une belle nuit, le reveil fut plus matinal et on a terminé notre expé en milieu de journée assez tôt. Une dernière belle baignade avant un portage ardu puis retour vers Montréal.





 

Tuesday, August 6, 2019

Chochocouane - circuit linéaire #60

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fin juillet - début aout 2019

Débit: plutôt bas (CEHQ43030 à 12)

Parcours: 75 km

Classe planiol (2 et 3)

Portage: 1 minimum (déversoir). Sans doute au moins 3 de plus (passages plus dangereux).

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C'est Etienne qui a eu l'idée pour cette rivière qu'il avait déjà descendue en 2009. Etienne et Valérie, moi et Adrienne, Amélia et Jean-Michel puis François en kayak.

On a covoituré avec François avec un kayak d'expé et un canot Canyon sur le toit. Tous les 7 arrivés au domaine le samedi soir, on a campé sous une pluie battante qui a commencé par bonheur alors qu'on était déjà couché. 

Renaud, un employé de canot-camping Vérendrye, nous a amené à la mise à l'eau le dimanche matin. Il serait possible de faire sa propre navette mais c'est quand même long (environ 2h après avoir quitté la 117) et le dernier bout est plus cahoteux. Prêts à partir, on s'est rendus compte qu'il nous manquait deux pagaies. Mais grâce à la bonne habitude d'amener une pagaie de plus par canot, on en avait quand même chacun une pagaie de rivière dont une en bois. La huitième pagaie en surplus étant une pagaie de lac en bois elle aussi.

Renaud nous avait dit que le premier tiers serait gratte-cailloux du au manque de pluie. De plus, un nouveau déversoir (futur pont?) construit 9km après le départ au lac Cambrai retient apparemment d'avantage l'eau que par le passé. Après le lac suivi d'une section calme de la rivière, nous avons campé rive droite juste à côté du deversoir et d'un rapide en effet très encombré à sa suite. Le site était petit mais nos 6 tentes ont trouvé leurs places. Valérie nous a régalé avec un méga filet de saumon cuit sur la cocina. Jean-Michel était un peu incommodé du soleil et a vite disparu dans sa tente.

Le deuxième jour, nous avons portagé le canot de Amélia et JM à la gang car il s'agissait d'un R3 encombré présentant une ligne étroite près de la rive droite avec un courant fort. Les équipes plus expérimentées sont bien passées mais nous avons préféré ne pas prendre de chance. Un peu plus loin, en passant au-dessus d'une belle fosse, on voit un poisson sauter hors de l'eau. Ne faisant ni une ni deux, Francois sort sa canne et on entend un cri victorieux peu aprés. Il nous rejoint un peu plus bas avec un beau doré de 18po attaché à sa ligne! On l'a achevé puis attaché au canot de Etienne.

On continue et il se met à pleuvoir vraiment fort après le passage sous un pont (mise à l'eau?). On s'arrête au Point kilométrique Pk15 dans un camping assez grand, fonctionnel et plutôt agréable. Nous saluons un groupe de pêcheurs en canot qui passe devant notre site. Vers l'heure du souper, moi et François allons chercher le doré pour l'évider mais à notre grand dam, nous voyons qu'il n'est plus accroché à la chaine... Bien décus, nous nous consolons en pensant à la joie de la loutre ou du vison qui a clairement tirer le jackpot. Un longicorne nommé Johnny tient compagnie à Etienne. Adrienne et Francois se lieront aussi plus tard d'amitié avec ce type d'insecte qui semble aimer s'accrocher à nous.



Pour le troisième jour, voyant le beau temps le matin et sachant qu'il y avait un gros groupe devant nous, on décide d'avancer mais peu afin d'avoir une quasi journée de congé. On remonte donc notre camp un km plus loin dans un site très grand et une coche plus beau que l'autre. Moi et Adrienne allons explorer le lac Rocau en arrière. On y voit de belles plantes carnivores et une chaloupe. Adrienne goute de la racine de Nénuphar mais c'est très amer. Ca confirme que c'est juste de la bouffe de survie.

Pour le souper, on se gâte avec une pizza concoctée par Amélia et cuite dans un four d'aluminium au dessus du feu. Moi et Etienne allons chercher des bleuets dans une belle talle qu'il avait repéré plus tôt dans la journée. Alors que les engoulevents virevoltent en criant au-dessus de nos têtes, un autre rale rauqe se fait entendre à plusieurs reprises. On pense qu'il s'agit d'un orignal qui maraude dans les parages.

Deux rapides de classe 2/3 manoeuvriers débutent la journée et posent de petites difficultés à JM et Amélia mais leurs stratégies et capacités s'amélioreront par la suite et tout au long de l'expédition. Il faut dire aussi qu'ils avaient loué un présage sans cale-cuisses au domaine. Pause lunch au Pk54 puis arrêt à un site 2 places qui est finalement assez grand pour nous (plage + boisé + racine retirée par Etienne). On a fait 12km aujourd'hui et on a un R1/2 en face du site pour jouer un peu. Je trouve 2 petites chanterelles dans le sentier, elles sont bien rares comme les autres champignons suite au temps sec des semaines précédentes. Pendant la belle nuit étoilée, je remarque que la voie lactée apparait comme un réseau plus qu'un nuage.

On repart le lendemain matin avec deux autres rapides courts en matinée. Je brise la pagaie de bois qu' Etienne nous avait prété (elle m'avait semblé fragile la veille déjà...). Nous sommes alors moins bien lotis avec un nombre de pagaie égal au nombre de personnes incluant la pagaie de lac... J'explique à JM qu'on se partagera ma pagaie de rivière en remontant à pied. On fait une belle pause diner au site dit "de la bavette" (repas de Etienne 10 ans plus tôt en ces lieux). Etienne est heureux de reconnaitre enfin un lieu sur la Chochocouane car ce n'était pas le cas avant cela. Il y a la un R4 avec une grosse roche à cravate que seul Francois descend en kayak. Puis on continue jusqu'au Pk36 ou il y a un autre beau site. Les campings s'améliorent au fur et à mesure de notre progression. L'accès à l'eau reste ordinaire mais c'est le seul défaut. Les baignades sont tout de même bien sur fantastiques comme d'habitude en canot-camping. On n'a pas souffert excessivement de chaleur cependant pendant cette semaine mais il fallait tout de même bien se protéger du soleil. Je trouve quelques petits champignons homards et un bolet des épinettes en prenant une marche jusqu'au site suivant situé au niveau d'un affluent rive droite.

Après une autre belle nuit étoilée, on repart et en arrivant à la chute, on voit un groupe qui achève de quitter leur camp sur la rive droite. On portage les canots par la rive gauche alors que Francois étudie ses possibilités. Il finira par portager rive droite (plus court en s'approchant) car la cascade n'a pas assez d'eau en bas. Le groupe profite par contre d'un super jacuzzi naturel au même endroit. 

Au R4 suivant, on fait le premier palier (tous les canots) et on cordelle le deuxième palier car trop à pic et encombré. Puis on finit par rattraper le groupe devant nous qui est en fait une famille de 4 que Valérie connait. Il y a une belle section classe 1/2 à 2 assez longue pour une fois. On s'installe en bas dans le 1er grand site et la famille se met dans le plus petit site au niveau du pont détruit. C'était notre plus grosse journée avec 20km mais personne ne s'en plaint particulièrement.

Après une nuit nuageuse avec une pluis légère, le temps se dégage au petit matin. Le papa de la famille (Florent) va nous aider pour la navette donc on décide qu'on ne traversera pas le réservoir Dozois. Ce qui veut dire qu'on a 10km de moins à faire et qu'on peut donc garder notre rythme relax.

Au R4 du Pk13, Amélia et JM portagent le 1er passage puis passent avec succès le deuxième palier. C'est une belle réussite pour leur équipe! Les autres canots passent sans encombre mais se retrouvent en bas avec beaucoup d'eau. Heureusement que le rapide finit là. Plus tard durant la journée, on voit et entend des oiseaux que je n'avais jamais vu avant: des becs croisés des sapins. Belles têtes rouge!

Au take-out, nous arrivons juste après la famille de Florent et Catherine (Ils nous apprennent un peu plus tard qu'ils étaient les instigateurs d'un club de canot d'eau-vive à Québec il y a plus de dix ans: Les coureurs d'eau). On s'organise pour la navette et une partie du groupe décide de camper au petit site voisin alors qu'Amélia et JM décident de retourner à Montréal (traffic, location,...).


Les gars pêcheurs finissent eux-aussi leur périple un peu plus tard. Ils ont fait 100km et sont passé apparemment par les ruisseaux Canimiti et Denain. Ils se sont d'ailleurs un peu égaré dans les méandres de ce dernier. Par contre, la pêche a été bonne pour eux GBLF. Ce que l'on ne peut pas dire dans notre cas malgré des ultimes tentatives dans les dernières heures. On se console largement avec les quantités astronomiques d'amélanches et de bleuets.


Note: pour le circuit #64 de 32km, je pense qu'on peut s'organiser sa propre navette sans problème.

Normandin (par la Boisvert)

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