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Fin août - début septembre
2017 (11 jours)
Débit: Débit descendant de
100 à 60 sur la Gatineau (CEHQ 40830)
Parcours: Du pont 8km après
Parent jusqu'au club Gatineau
Classe 2 (3,4)
Portages: 2 à 3 (barrage de
Parent sur la Bazin, chute Serpent et rapide de la trinité).
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Cette expédition fut
quelque chose à planifier. Tout d'abord organisée par notre ami Luc qui, suite
à une blessure, dû se retirer; puis ensuite reprise à notre compte mais
seulement à nous deux car le 3ème canot s'était désisté. Nous avons alors
entrepris, tant bien que mal, de trouver d'autres partenaires. Puis nous avons eu la
chance de nous faire référer Caroline qui se tapait un été d'expé (Chanceuse!)
et qui avait bien envie de découvrir la Bazin comme nous. Il y avait aussi le
challenge de trouver une navette abordable et la planification de beaucoup de
repas vu qu'on était peu nombreux. Se mettre d'accord sur la pagaie de kayak à
amener, etc...
Donc on s'est organisé en petit groupe ou groupuscule comme on disait pour rigoler.
Pour notre navette grand luxe, on est parti de la gare d'Anjou ou on peut
laisser une auto plusieurs jours si on prend Via Rail. Avec les 2 embarcations
dans le train pour $100 et un billet de train en bas de $100. Puis pour le
retour, on s'est arrangé avec la pourvoirie club Gatineau à la sortie de la
rivière. Il nous ont tout simplement reconduit à Montréal pour moins de $500
(il faut être un très petit groupe pour que ça marche à ce prix-là par contre).
On s'est aussi acheté un déshydrateur et plusieurs de nos repas se sont allégés
de cette manière.

Aussi, il nous fallait
une embarcation solo. On a opté pour un kayak d'expédition qui se prêtait mieux
qu'un canot solo aux longs planiols potentiellement venteux de la fin de la
Gatineau. Un Karma/RG loué au CCKEVM qui fut parfait sur tous les plans. On avait juste enlevé les blocs de mousse à l'avant pour faciliter le stockage et le retrait de sacs au sec devant les cale-pieds.
On s'est donc retrouvés
tous les 3 dans le train vendredi 25 août, tous bien heureux de partir en
expé malgré un petit virus qui affectait Adrienne et moi. Après discussion avec
le contrôleur, on optait pour une descente de train non indiquée sur la carte
au 2ème pont après la station de Parent. Cependant, au moment ou on approche
dudit pont, Horreur!!!, le train accélère au lieu de ralentir. Affolés, on
parle au contrôleur qui nous affirme qu'on ne sait pas où on est mais que le
conducteur, lui, le sait bien. En fait, je réalise au même moment le quiproquo
et que l'on va se faire déposer 8km après Parent et manquer les premiers 10kms
de la rivière...

On s'est donc fait déposer
par le train à la jonction de la Bazin et de la Pitchpine au km 95 vers 18h. Un
peu déstabilisés mais contents d'être arrivés. On a fait 1 km pour se rendre à
notre GB pour notre 1ère nuit. Le plan pour le lendemain aurait du être de
faire 20kms avec, au début, plusieurs rapides de classe 2 à 3 ainsi qu'un
portage autour d'un rapide 4/5. Mais finalement, on avait seulement une
douzaine de kms de planiol avec un R2 à faire pour rejoindre le barrage de
Parent.
Le matin, après une nuit
très fraiche (Brrr), j'ai pris le kayak pour commencer la journée et ma
réaction fut immédiate: "C'est la version avec moteur!". Le kayak est
vraiment rapide et la dérive aide aussi beaucoup sur le plat. Il faut juste
faire attention de ne pas oublier de la remonter quand il faut sous peine de déboitage un peu
difficile à remettre en place (il faut tirer l'ensemble vers le bas en tenant
la dérive à 2 mains idéalement).

Cette section dont les
derniers kms est un réservoir du au barrage va changer prochainement car le
barrage va être démantelé. En fait il devait être démantelé pendant notre expé
et nous générer ainsi une crue de printemps fin août!!! On pense donc
avoir vu l'endroit ou des rapides vont apparaitre quand le barrage sera retiré.
Il y avait encore une petite eau-vive et de très grosses roches au km85.
Arrivés au barrage, il y avait une pancarte expliquant les travaux en cours et
indiquant un sentier de portage récemment défriché pour rejoindre la route,
puis le pont ou on peut remettre à l'eau.

En fait, on a lunché et on
a été voir ce fameux barrage afin de voir plus précisément de quoi allait avoir
l'air ce portage. Le barrage est en effet en très mauvais état et on sait qu'il
ne sert plus depuis de nombreuses années. Le chantier est en place, et il y a un
deuxième (nouveau) pont. Le sentier de portage mène à la route qui redescend aux
ponts. Voyant tout ceci, on s'est dit qu'ils semblaient prêts pour ouvrir une
brèche le 30 aout comme prévu. Le
portage fut efficace et on a remis à l'eau avant les ponts (rapide de classe 1/2 dessous).
On a campé 2kms après le
barrage à un beau GC offrant une belle vue sur une baie tranquille. Enfin,
tranquille jusqu'au retour des pêcheurs par la piste de quatre roues... Le GC,
très beau, devait sans doute sa cote "C" à sa proximité avec la piste.
J'ai trouvé, près de la piste, plusieurs beaux cèpes et plein d'autres
champignons sauvages ce soir-là. J'étais donc réconcilié avec les lieux.
Notre première journée
complète d'expé dans le corps (une quinzaine de kms), on a réalisé qu'on aurait
sans doute eu de la difficulté à ajouter toute la première section que le train
nous avait fait manquer. Donc, on se retrouvait un peu en avance sur le
planning de quelques kilomètres au lieu d'être sans doute très en retard.
Le lendemain, on a vu une
traverse à câble à une place et justement des motards traversaient à ce moment-là.
Ils nous photographiaient pendant qu'on faisait de même. Va savoir qui était le
plus surprenant de nos deux groupes. On a ensuite essayé la traverse nous même
pour le fun.
Il y a eu ensuite de
nombreux rapides courts et plutôt faciles dans un cadre très agréable. En fin
de journée, alors qu'on avait un soleil éblouissant de face, on a dû gérer un
long R2 de 750m finissant en classe 3. J'ai joué l'éclaireur en kayak et ça a
bien passé de contre-courants en contre-courants. Caroline et Adrienne ont
manié le Canyon de mains de maîtres incluant un passage serré tout à droite
dans le dernier rapide de la journée.
On est arrivé à notre camp,
un petit 3C ensoleillé, après une vingtaine de kms. Après avoir tenté
d'attraper un brochet sans leader à deux reprises et l'avoir laissé repartir
avec deux nouveaux piercings, j'ai été ramassé une quantité astronomique de
bleuets pour me remonter le moral. Le lendemain, les crêpes était phénoménales!
La journée suivante, une
autre vingtaine de km dans une section plutôt tranquille, nous a permis d'admirer de très beaux paysages de la
Bazin. Au km42.5, un pont désaffecté
surplombait encore la rivière malgré des trous béants près de chacune des
rives.
Un peu plus loin, au milieu d'un R2, on s'est arrêté dans un superbe 5B
avec plage et boisé dégagé. Mon site préféré de l'expé avec le son du rapide en
amont et en aval du site, la plage de sable ensoleillée et quelques grosses roches pour un moment de baignade et de détente, le feu de camp avec cuisson de la bannick et de quelques ouitouches frais pêchés (on n’a pas utilisé un ml de fuel pendant
toute l'expé!) et plus tard la magnifique nuit étoilée.
Le lendemain, encore une
journée magnifique, nous a permis de découvrir de beaux rapides (on a pris la
branche de droite à l'ile entre les km 40 et 35). J'ai un peu oublié dans le
détail mais les rapides de classe 2-3 qui ont suivi ne nous ont pas causés de difficultés; cependant certains ont nécessité un repérage avant de déterminer le plan d'action. La
rivière aux bleuets, affluent majeur sur la rive droite, avait un débit d'eau bas et finissait par un R1. Nous nous
sommes rendus jusqu'au km20 après une autre vingtaine de km et nous sommes
arrêtés à un 4B juste après un dernier R2-3. Le lieu était encore une fois
enchanteur et la soirée très belle.
On s'est couchés assez rapidement après
la tombée de la nuit après avoir tranquillement sirotés une tisane concoctée
par Adrienne à l'aide de plantes ou tiges d'arbre ramassées sur le site. Les
embarcations et barils bien haut sur la plage et attachés à un arbre car le
barrage était censé être ouvert le lendemain.
Le matin suivant annonçait
encore une belle journée malgré quelques nuages. Le niveau d'eau avait baissé
sensiblement comme le jour précédent. Ce jour-ci, on savait qu'on allait devoir
gérer, après quelques premiers rapides faciles, un portage potentiellement ardu.
La carte disant "pas de portage identifiable en 2012 et R3, S4,...".
Sur place, on a cherché un sentier de portage mais une coupe à blanc récente
l'avait fait disparaitre. Nous nous sommes rapprochés du rapide car l'entrée
était facile, puis avons repéré par la rive droite ce qui nous a permis de trouver une passe par la gauche d'une grosse roche et dans un beau
rouleau. Tout s'est passé sans encombre et sans même que le canot prenne trop d'eau!
Il faut dire que le S4 était un peu surcoté à ce niveau d'eau moyen-bas. Ni portage,
ni cordelle et de grands sourires suite à ce beau travail de repérage et de
guidage en équipe.


Le prochain rapide nous a
surpris car nous nous attendions à un R1 mais nous l'avions apparemment déjà
passé... On a dit en s'approchant "Il est gros ce R1?". Une fois
dedans, en passant à droite d'un petit rappel à droite de l'ile, on a compris
qu'on était dans le R2+ tout compte fait... Vu qu'on avançait bien dans les
rapides, on a décidé de pousser un peu plus loin que prévu pour prendre un peu
d'avance et tenter de faire la section de la fin de la Bazin en 2 jours au lieu
de 3.
On s'est donc rendus jusqu'au vieux camp de drave du km10 après avoir
bien négocié un autre R2-3 et quelques autres rapides en début d'après-midi. Il
y a un vieux poêle brisé et d'autres artéfacts (chaudrons, support
triangulaire, ...) intéressants sur ce site. On était arrivés tôt au camp ce jour-là;
vers 14h environ. Il y a donc eu une bonne pause réparatrice pour tous après
avoir monté le camp. On avait monté la bâche car le ciel était plus nuageux. On
a été se baigner et j'ai touché une roche avec le torse en plongeant en
surface... Pas très malin mais l'eau noire m'a bien caché ce danger... C'était
juste une éraflure donc plus de peur que de mal. Ce soir-là, il a bien plu. On
était un peu misérables sous la bâche mais la bonne soupe Thai d’Adrienne nous
a remonté le moral. On avait monté les embarcations au niveau du camp car on avait eu l'information (avant de partir) que le barrage devait ouvrir ce jour-là.
Le lendemain, il pleuvait
encore. Le niveau d'eau avait
monté sensiblement mais la pluie nous semblait être une cause probable. J'ai eu un peu froid aux pieds mais il faut dire que je n'avais pas
amené grand-chose pour me les couvrir. On s'est habillés chaudement pour les
rapides car c'était notre plus grosse journée d'eau-vive au programme:
plusieurs longues sections de R2(3) sur les derniers 10 kms de la Bazin. Malgré
la journée plus grise, on était vraiment en admiration devant cette magnifique
vallée. Caroline avait dit que la Bazin était mythique et des gens se sont
donnés la peine de la renommer en l'honneur de M. René Bazin (anciennement
Gatineau Nord-Est). On comprenait tout ceci rapidement devant la beauté des
lieux qui se révélaient à nos yeux au détour de chaque courbe. Certains rapides
comme celui du km6, un R2 finissant en S3, ont nécessité un repérage attentif.
Adrienne et Caroline ont passé ce dernier en canot mais ont carrément rempli le canot
complètement. Une chance qu'elles étaient rendues en bas du rapide. Elles étaient passé à la même place que moi en kayak mais la vague très creuse m'avait moins dérangé.



Je me demandais si le GC à
la jonction avec la Gatineau allait être agréable vu sa proximité avec des chalets et j'avais un peu le gout de
passer une dernière nuit sur la Bazin alors je cherchais pour trouver un site
de campement non répertorié. Pendant un de ces arrêts, j'ai vu un
tétras femelle qui marchait prudemment la tête haute dans le sous-bois.
Pendant cette dernière
section de la Bazin, je venais de finir un rapide en kayak, et j'ai vu ce que
je pensais être peut-être un gros cèpe sur la rive droite. Et bingo, c'était
bien cela: un magnifique gros cèpe d’Amérique d'environ 7po de diamètre encore
jeune et non piqué par les vers. C'était mon plus gros cèpe bon pour la
consommation à vie. J'étais bien content de l'avoir vu. Je me suis dit que ma
grand-mère Yvette serait fière de ma trouvaille. L'autre fois que c'est arrivé
que je trouve un champignon de belle taille en kayak, c'était un champignon
homard plus tôt pendant cette même expé.

Moi et Caroline sommes donc
arrivés en canot au dernier rapide "Mocassin" de la Bazin, un R2-3.
Là, elle m'a dit de façon prémonitoire "c'est notre dernière chance d'avoir une émotion forte".
Et comme de fait, nous avons bien failli cravaté sur la dernière roche de la
Bazin... Il suffit d'une courte hésitation et ça arrive vite. Mais bon, on a
juste glissé par-dessus la roche qui était lisse et suffisemment basse.
Ayant rejoint la Gatineau, on
était fatigués et prêts à installer le camp. Mais pas si facile, il fallait
remonter un peu le courant et on a en fait remonté trop loin car une mauvaise
odeur émanant d'un feu près d'un chalet nous a paru peu invitant. Finalement
arrivés au GC qu'il fallait en fait rejoindre par l'accès du chalet, on a
trouvé un espace agréable avec une belle vue sur la Gatineau. Il y avait déjà du
bois, comme au camp de drave, ce qui m'a permis de me reposer de cette tache éreintante. La pourvoirie Coucou a une pancarte 2 étoiles. Je pense que c'est grâce à la chasse d'eau fonctionnelle dans la
toilette (si on remplit le réservoir avec le sceau à côté).
La nouvelle vallée dans laquelle nous étions arrivés était plus venteuse, les
rives avec des galets de couleur plus claire et un lit de rivière beaucoup plus
large. Le fait d'avoir quitté la Bazin et de voir le risque de crue soudaine
diminuée ou éliminée (pour cette 1ère nuit) enlevait un poids sur nos épaules. Caroline nous a cuisiné un très bon plat de pâtes pesto au poulet dans lequel on a pu ajouté des champignons sauvages. Il y en a eu tellement pendant tout notre voyage que je n'ai pas eu a utilisés ceux séchés que j'avais amené!
Notre première journée sur
la Gatineau se déroula avec de longues eaux-vives et occasionnels R1: les
rapides "chantants". La Gatineau est plus paisible que sa petite sœur
et la descente facile nous offre encore de très beaux paysages
sauvages. Les collines couvertes de grands pins au-dessus desquels les
éperviers plannent créent ce sentiment de plénitude. Ce fut une journée bien
relaxante malgré les 22km à parcourir. Seul hic, à l'arrivée, pas de camping 4C
nulle part... Peut-être un 2D en bord de chemin mais rien de plus. On a donc
marché jusqu'au chalets de la ZEC Le Sueur qui bordent les rapides Pike. Sur
place, M. Barbe nous a indiqué un beau site de campement (GD) mis en place par
la ZEC. Il y a une bécosse en plastique et une table de pique-nique. Mais le
gros plus de ce site fut la bière froide offerte par nos voisins en roulotte:
Odette et Pierre. Avec qui on discuta de cette partie de la Gatineau ou ils
viennent depuis toujours. Histoires de Lynx, de trappeur, de chasse, d'aigle
semi apprivoisé et de camps brulés. J'avais d'ailleurs vu une mère orignal et
son jeune plus tôt ce jour-là; ils traversaient la rivière pour rejoindre la
rive gauche. J'étais un peu loin mais j'ai accéléré pour mieux les voir. La
mère s'est secouée un bon coup avant qu'ils disparaissent tous deux dans le
bois.

Le lendemain était une
journée avec beaucoup de km. Des 31 prévus au départ, on a pu réduire à 24
grâce à notre journée d'avance (Merci, M. le contrôleur de train incompétent!).
On s'est levés un peu plus tôt avec un départ à 9h15 au lieu de notre habitude autour
de 10h. Plus tard, on s'est arrêté visiter le cimetière Kitigan Zibi avec sa grande croix
blanche. Il faisait beau encore une fois.

Après les beaux rapides (EV et R1) au
début, Le planiol semblait par contre assez interminable ce jour-là. On est
arrivé en fin d'après-midi aux rapides de la Trinité. Un rapide complexe car possédant
plusieurs branches masquées par deux iles. Après un repérage assez long, on a
opté pour un passage de classe 3+ dans un canal étroit entre les deux iles principales.
Encore une fois, les pagayeurs de talent que nous sommes ont ainsi évité un
assez pénible portage. Pour info, la branche de gauche est un rapide classe 4 ou
quelqu'un s'est déjà noyé... Et à droite des iles, c'est rocheux et semblait
difficile à négocier même en kayak.
Le GD rive gauche n'existant plus, on a
opté pour un camping non répertorié sur une petite ile proche de la rive droite
sur le bas du rapide. C'était une fin de journée superbe dans un cadre
exceptionnel. La lune, qui devenait de plus en plus pleine au fur et à mesure qu'on avançait
dans l'expé, nous a offert un super spectacle.
On était donc a seulement
10.5km de l'arrivée. Et il nous restait deux jours (le deuxième incluant la
navette de retour). Il pleuvait ce dimanche matin et on a un peu écourté la
grasse matinée qu'on avait planifiée. Nous sommes donc rapidement arrivés aux
chutes du serpent. On ne pouvait s'y tromper au bruit. Nous nous sommes arrêtés
sur la rive droite, là où le portage est conseillé, et sommes allé voir la
chute de la branche de droite. C'était grandiose, en deux paliers, même
sous la pluie.
Revenus au sentier de
portage avec un plan plus ou moins définitif, on a commencé par emmener les
barils (on en avait 4) ainsi que des nombreux petits dry bags retirés du kayak.
Arrivés au bout du sentier recommandé, il y a soudain une partie trop pentue.
On retourne chercher le canot et le kayak et on organise ensuite une descente
du stock encordé. Au final, ce fut un portage pas si difficile du tout. Il
n'est pas très long en plus (300m environ).
Vu que le GB proche ne nous inspirait
qu'à moitié, on a été voir la chute de la branche de gauche ou il y a deux
autres sites d'après la carte. On y a trouvé un beau petit site sur une plage
mais qui n'était pas un GA comme indiqué (peut-être à très bas
niveau? la Gatineau était juste en bas de 60). Plutôt un 3B à première
vue. Mais après observation de l'imposante chute de 8m, on a compris d'où
venait la cote "A". Une jamaïcaine (spa naturel avec petite chute et
bassin pour se baigner) se trouve juste sur la droite de la chute et était
parfaite à ce niveau d'eau. Seule la météo n'était pas au rendez-vous pour
vivre une expérience parfaite. Malgré la pluie et la vague idée de finir ce jour-là,
nous sommes restés une nuit sur ce site enchanteur. Au cours de la nuit, lors
d'une sortie pipi, j'ai eu la chance d'observer un magnifique ciel dégagé avec
une lune éclairant la chute, les nuages et les bois alentour.

Denier jour, encore
pluvieux. Heureux d'arriver et de se mettre au sec. Discussion sur les
champignons avec Marc et Nathalie du club Gatineau (Vieux club de chasse de
1929 très charmant). Ils nous ont aussi appris qu’on leur avait dit que les
travaux de démantèlement du barrage serait repoussé à 2018. Puis ce fut un retour
sur Montréal avec les joies du traffic.
Merci la Bazin et la
Gatineau! Merci Via Rail et Club Gatineau pour la navette. Merci CCKEVM et Violaine &
Alexandre pour les embarcations. C'est une des expés que j'ai le plus envie de refaire
un jour.
Liste des champignons comestibles ramassés et dégustés:
- Lactaire à odeur d'érable
- Lactaire couleur de suie
- Lactaire de Gérard
- Lactaire thuya
- Cèpe d'amérique
- Bolet subtomenteux
- Bolet tomenteux
- Bolet insigne
- Bolet des epinettes
- Bolet orangé
- Bolet à pied court
- Bolet rugeux
- Bolet à pied glabrescent
- Bolet granulé
- Russule des marais
- Pholiote ridée
- Chanterelle commune
- Dermatose des russules
Liste des tisanes infusées à partir de plantes sauvages:
- Thuya occidental
- Sapin baumier
- Épinette noire
- Myrique baumier
- Petit thé des bois
- Achillée mille-feuilles
- Menthe poivrée
- Componie voyageuse