Tuesday, May 25, 2021

Du Poste

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Fin mai 2021

Débit: bas

Parcours: environ 25km

Classe: planiols avec passages EV et R1, occasionnels R2-3 et deux S4

Portage: 3 typ. + un peu de cordelle

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Après avoir rejoint Rhéal et Carole à St-Michel-des-saints et que j'ai été acheter quatre pâtisseries, on s'est suivi sur le chemin Manawan qui devient en terre après quelques kilomètres. Puis, à droite sur un autre chemin avec rapidement un pont pour traverser la rivière du milieu. Au pont suivant, on a laissé notre auto (take-out), puis on a rebroussé chemin sur 3km pour reprendre vers le nord jusqu'à rejoindre un autre pont au-dessus de la rivière Villiers. Le chemin était correct tout le long, même en s'approchant de la mise à l'eau.

Il faisait un peu gris et plutôt chaud. L'eau n'était pas très froide. Les mouches et maringouins très raisonnables. On a mangé chacun une pâtisserie puis on a embarqué.

Les derniers 5-6 kms de la Villiers sont des petits lacs dans lesquels on a croisé quelques pêcheurs dans trois embarcations. Un d'entre eux était bien enthousiaste à l'idée de déguster les dorés attrapés. Avant de rejoindre la Du Poste, il y a une cascade souvent portagée rive gauche. Le site à cet endroit était trop petit alors on a continué un peu plus loin.

Là ou la Du Poste alimente le prochain lac, on a adopté pour la nuit un petit 3B  qui est plutôt un site 2C. C'était très fonctionnel pour deux tentes malgré les nombreux arbres tombés qui réduisait l'espace disponible. Je me suis baigné par cette journée chaude et ai pu m'habituer à la température encore fraiche de l'eau. Quel plaisir!


 Au petit matin, il pleuvait alors on ne s'est pas précipité pour sortir des tentes. Le déjeuner pris, on a quitté vers 10h30 avec une série de petits lacs devant nous à traverser. Juste après le diner, un beau R2 avec suffisamment d'eau grâce à son étroitesse nous a rendus bien souriants. Tout comme le couple de pêcheurs enjoués que nous avons rencontrés à cet endroit. Ce parcours semble vraiment bon pour la pêche au doré, achigan, brochet et même peut-être truite!

La section d'eau-vive qui mène au lac Dargie est très pittoresque. Le site en hauteur sur la droite avait un tipi défait. Un chemin partait vers un gros chalet situé plus au fond de la baie. Malgré un chalet indiqué proche du prochain GB, on s'est risqué à pousser plus loin. Le fort vent dans le dos donnait un peu de misère à l'équipe en canot mais c'était moins pire que de l'avoir de face.

Arrivé au site, il était magnifique et le chalet n'est plus qu'une ancienne ruine. Un sentier de quatre roues assez long mène éventuellement à la route mais on était suffisamment loin pour se sentir tranquille. La plupart des sites ont un tel sentier qui mène à un chemin encore utilisé. Mais certains sont beaucoup plus proches et on entend quelques véhicules passer.

Le vent froid qui a persisté pendant la soirée a tenu les bébittes à l'écart. Pendant toute la fin de semaine, j'ai sorti mon filet une fois. Idem pour le Watkins mais il faut dire que je n'en mets jamais beaucoup. On a passé une magnifique fin de journée, nuit et matinée suivante dans ce très beau site propre. Les huards et la grive a dos olive nous ont chanté toutes sortes de mélodies inédites.

Avec le vent retombé le matin, on voyait le pollen s'accumuler sur les berges comme au site précédent. Sur le site, Adrienne a remarqué de jeunes pousses de sabot de la vierge pas encore fleuris. Carole nous a servi ses muffins à la poêle et on a quitté le site vers 10h environ.

On voit beaucoup de huttes de castor sur les rives, certaines vraiment grosses. On n'a pas croisé l'animal par contre. On a entendu de beaux chants d'oiseaux cependant et vu des rapaces planer à plusieurs reprises.

Je me souvenais avoir beaucoup joué au S2 sous les lignes électriques lors de notre passage précédent en 2016 (photo ci-dessous alors que les lignes n'étaient pas encore installées). Le rouleau était là pour permettre un peu de surf de côté malgré le débit un peu plus bas. Le paysage environnant semblait moins austère avec les repousses dans la tranchée coupée à blanc et la belle température.

Au km7, le site indiqué 3D était de nouveau un 4B comme dans le temps car il n'y avait plus de traces de la roulotte. On y a très bien entendu une paruline des ruisseaux qui s'époumonait. On a lunché avant de faire les derniers kilomètres qui nous réservaient le plus gros des rapides de cette longue fin de semaine.

Les premiers rapides, un peu larges, se sont avérés trop encombrés pour le canot. Ils ont donc cordelé cette partie. Ensuite, les autres rapides jusqu'à la chute se passaient beaucoup mieux. C'est vraiment un beau paysage dans cette partie du parcours.


Après la chute portagée à droite par le groupe, je me suis rebaigné au site 4B qui est aménagé avec des bancs dans un milieu enchanteur.


Juste après les deux rapides de classe 3 puis 2 nécessitaient un portage. Le sentier rive gauche, dans lequel j'ai vu ma deuxième gyromitre commune de l'expédition, a permis un portage somme toute facile.


On croise encore quelques sites dont certains étaient occupés puis on rejoint le pont du take-out là ou le R2-3-4 était plutôt un seuil classe 4 du au niveau extrêmement bas du réservoir Taureau.





 

 

Monday, September 14, 2020

Batiscan (section facile jusqu'à Exit Nature)

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Début septembre 2020

Débit: 40 (pond 0.64 prise en compte)

Parcours: 28km

Classe: planiols, R1 et quelques R2 (3+)

Portage: 1 ou 0

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On a organisé une navette avec Exit Nature pour nous amener au pont Talbot et avoir nos véhicules au take-out chez Exit Nature. Pour $65, ça vaut vraiment le cout. Cependant, le matin en quittant Montréal, on remarque un pneu crevé sur notre auto. Heureusement, ça se dégonfle lentement et on peut amener l'auto au Canadian Tire qui nous sort rapidement de l'embarras. Vu qu'on avait planifié arriver d'avance, on arrive finalement à l'heure.

Guy, notre conducteur, est super gentil et il accepte même de tenter le coup concernant un accès 4km plus haut que le pont Talbot (accès habituel). On lui donne finalement $20 chacun et nos efforts sont récompensés par une réussite avec un sentier menant en amont d'un beau R2 (en canot, ce serait malcommode car le sentier descend à pic mais ça se fait très bien en kayak). On dit au revoir à Guy et à la pluie et on descend dans la vallée ou le paysage est magnifique avec les grosses roches.

 

Nous avons avec nous Karine et Karyne et cette dernière débute en kayak. Le premier rapide est assez long et commence avec du vrai classe 2. Alors, on organise un ordre de descente et Karyne réussit bien sa ligne dans le magnum 80 du club. C'est un plaisir de voir une de nos débutantes de cette année (mini kev2) continuer à progresser.
 

Ce 4km bonus correspond à la fin de la section "les portes de l'enfer" mais nous n'avons pas d'autres rapides après celui-ci jusqu'au pont Talbot. On est entouré de belles collines avec ici et là une falaise de roche granitique.
 
Après une bien belle journée dans cette section somme toute très tranquille depuis le pont Talbot, nous trouvons un site peu aménagé après le corridor hydro.


On a de la pluie mais en toute fin de soirée, le ciel étoilé fait une belle apparition. Le lendemain, il fait à nouveau très beau et on poursuit dans cette portion de rivière avec encore bien des occasions de pratiquer les arrêts contre-courants derrière les belles roches.
 
 
On croise une petite couleuvre qui traverse la rivière. Puis nos amis Val et André, qui ont fait les portes de l'enfer au complet en canot, nous rattrapent. Ils ont un rythme plus rapide que le nôtre! On rejoint un peu plus loin le beau GB près de la rivière à Pierre ou nous campons tous.


Le site est vraiment grand et beau. Je trouve quelques craterelles en tube et polypores des brebis. On a de belles discussions autour du feu avec nos amis, nouveaux et anciens. Ce fut une belle opportunité de rencontrer des vétérans en canot et d'avoir la chance d'écouter leurs récits.
 

On quitte le site bien après les autres vers 11h un peu comme la veille. Il fait gris mais de beaux rapides nous attendent. D'abord un classe 2 dans lequel on pratique longuement à l'entrée.
 
 
Suivi de la section de la chute du 10 (R2/3 suivi d'un R3/4 à 40m3/s)




 
Il reste ensuite un long planiol que nous avons fait contre le vent. C'était assez fatiguant. Au take-out, on a été acceuilli par Jean-René de Exit Nature qui nous a fait part de ces projets. Il nous a aussi donné le nom des petites mouches qui pullulaient: "moucherons".
 
Bravo à Karyne pour qui cette première expérience en kayak camping s'est très bien déroulée.





Thursday, September 10, 2020

Bélinge et Gens de Terre

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Fin août 2020

Débit: estimé moyen sur la Bélinge et moyen sur la Gens de terre (voir infos en bas)

Parcours: un peu moins 100km

Classe lac et quelques rapides (une dizaine de R1 à R2+ max)

Portages: 7 (dont un cordelable et deux halages)

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Il pleuvait fort sur la route qui nous menait à la Vérendrye. J'avais regardé la mauvaise prévision sur météomédia (Vérendrye en Gaspésie...) alors ca m'a plutôt surpris. Arrivé au dépot Lépine ou nous pensions camper, il était trop tôt (15h) alors nous avons poursuivi sur le chemin de Clova (rte 13). Après un arrêt au restaurant Pensive et une option de camp ajoutant quelques kilomètres de trop, on a décidé de camper ce soir là entre le domaine Shannon et le ruisseau Wapus. Il y avait beaucoup de champignons homards qui se sont bien mariés avec le repas de saucisses prévu par Étienne.

Le lendemain, nous avons rencontré les gens sympathiques du domaine Shannon, dont le propriétaire Serge, puis avons effectué notre navette (nos deux autos laissées à un accès à la Gens de terre juste en amont du ruisseau Wapus). Le délicieux ceviche d'Amélia nous permet d'attaquer la traversée du premier lac heureux et repus.

Après un portage avec brouette nous permettant de passer du lac Séguin au lac Lenôtre, un orage gronde et nous trouvons refuge dans une petite baie formée par une mini presqu'île.

Le lendemain nous amène à la rivière Bélinge (prononcer Bélingue) qui débute par quelques rapides faciles. On voit que la rivière a été boulée dans le passé. Le niveau d'eau est bon ce qui est une bonne chose car Serge nous avait dit que cette section peut être pénible l'été. Alors que nous explorons un site potentiel, on tombe sur deux belles talles de craterelles en tubes et pieds de mouton qui accompagneront plus tard les nachos.

On s'arrête après le deuxième pont au seuil au 4C (R2-3) qui est un peu petit mais très bien pour nos 3 tentes. Le R2-3 est un beau seuil que nous descendrons le lendemain matin avant de charger les canots. La soirée est belle mais il fait gris à nouveau au petit matin. Ce temps changeant sera caractéristique pour notre expédition. J'attrape un brochet trop petit qui finit par me sauter des mains avant la photo. Nous portageons la première chute (S5 près de la rive droite) moi et Adrienne alors qu'Étienne et Amélia préfère cordeller le maigre rive gauche. Finalement on se rend jusqu'à un camp non aménagé situé 2km plus loin que le 5D qui était loin de faire l'unanimité malgré les qualificatifs élogieux sur la carte. Finalement, le cadre était vraiment plus beau mais on a dû se taper un débroussaillage en règle. Donc le B avec un point d'interrogation sur la carte, c'est rendu un 2D encore très rustique (notre 3ème site de tente était ordinaire).


Deux rapides classe 3 puis 2 précède la deuxième chute (infran en canot). On s'est arrêté dans un beau contre rive droite juste avant celle-ci. Ca augmente un peu le niveau de stress mais c'était la meilleure option sur le coup. On a fait le court portage en équipe et ca s'est révélé plus facile que les portages/cordelles précédents.

Rendu dans une partie calme de la Bélinge, l'humeur de la rivière change vraiment et on se dirige tanquillement vers le grand lac Saint-Amour. On s'arrête à un beau GC avec une grande plage ou nous décidons de prendre une journée de congé le lendemain. Après une veille pluvieuse, c'est agréable d'avoir du beau temps pour ce repos. 


Lors d'une ballade pour remonter le ruisseau voisin, on voit un butor d'amérique et un pygargue à tête blanche. Adrienne fait une longue nage du site voisin juste au sud (autre GC presque aussi beau mais moins d'option sans sable) jusqu'à notre camp. On verra quelques (4-5) bateaux de pêcheurs pendant l'expé et ce surtout sur le lac St-Amour. Le chaudron en alu utilisé en four hollandais pour faire un gateau rend définitivement l'ame. Le dessert est tout de même bon et la magnifique nuit sans lune étoilée nous console.

Nous repartons avec l'intention de traverser une bonne partie du lac. On se rend au 5B ou les roches sur la berge rappelle la haute Gatineau, c'est magnifique malgré le mauvais temps. En effet, il pleut continuellement et je dois abandonner la première tentative de séchage de champignons homards.

 

 Le site est très bien pour un petit groupe comme le notre. J'ai ma meilleure après-midi de pêche avec deux dorés mais je les relâche car ils sont trop petits (moins de 12po). C'est spécial comme ils ne se défendent pas quand ils sont accrochés (contrairement au brochet ou au ouitouche par exemple).

Le lendemain matin, on rejoint le bout du lac et par le fait même la rivière Gens de Terre. Après un court portage, on observe que le débit est moyen plutôt que bas comme pensait la personne de la Vérendrye. Les trains de vague sont excitants et on fait notre première belle ligne d'évitement dans un R2/3 à volume.

 Il y a ensuite une cordelle plus halage facile sur l'ile à un gros seuil. J'attrape mon plus gros ouitouche à vie que je relâche encore une fois. On ne mangera pas de poisson de l'expé... Puis les rapides croches qui sont bien fun à descendre.

Arrivés au lac Beaubigny, on visite le 3C caché et après délibérations extensives, on décide de rester ici. On a encore une belle soirée avec un souper de risotto aux champignons sauvages sur la roche avec vue sur le lac.

Rendu à ce jour, presque toutes les espèces de champignons comestibles de l'expé  ont été trouvées: 1/homard, 2/bolet à pied noir, 3/bolet à pied glabrescent, 4/cortinaire ridé, 5/cèpe d'amérique, 6/cèpe à pores bleuissant, 7/craterelle en tube, 8/lactaire couleur suie, 9/pied de mouton, 10/russule de Peck, 11/chanterelle commune, 12/bolet blanc de neige, 13/bolet peint, 14/lactaire odeur d'érable, 15/chanterelle en flocon, 16/clitocybe en entonnoir, 17/agaric de lange, 18/laccaire à long pied 

Le lendemain, on arrive au portage de la chute Poigan (R5, on voit le premier palier ci-dessous). Le sentier de portage est en bon état et le groupe n'éprouve pas de problème avec le contournement de cet obstacle.


Juste un peu plus loin, on croise deux loutres un peu curieuses. Dans ma tête, je les blame un peu pour la pêche décevante jusqu'à maintenant. Il y a aussi les niveaux d'eau hauts pour l'été qui n'aident pas apparemment. En tout cas, ce fut une belle rencontre avec ces deux animaux que l'on voit tout de même rarement.


 Puis on rejoint le 5A vanté sur la carte qui est en effet très beau et agréable quoiqu'un peu exposé au vent. Le soir, un orage impressionant passe au loin.



On décide d'y prendre une deuxième journée de congé malgré le temps frais et incertain. On se rend utile avec le regroupement de vieilles cannes et bouteilles eparpillées dans le bois depuis des lustres (sans doute prédatant la SÉPAQ). On espère que ce sera ramassé lors de l'entretien occasionnel des sites. On verra la même chose à un autre site (avant dernier soir en groupe), sans doute des vieux camps de pêche..


On repart sur le lac bien reposés avec un temps couvert et le vent toujours présent. On ne reconnait pas l'entrée de la rivière et on se trompe de baie... Après une lutte contre le vent sur 1km, on arrive à nouveau près de la petite ile qu'on avait mal localisée et on se rend compte qu'il y a deux cairns indicateurs.


On arrive, au bout du lac Poigan, à un barrage avec quelques barres de métal qui dépassent . Les beaux rapides de classe 2+ volumineux qui suivent sont bien plaisants avec leurs trains de vagues dans lesquels on essaye de ne pas trop remplir le canot. 

Puis on repère le rapide de la gorge sous les aboiements du chien d'un rare humain croisé. On opte pour un halage facile de la barre rocheuse collé à la rive droite. La gauche du rapide comprend des trous à rappel collants et on aurait rempli à coup sur.

En arrivant au grand 5C au bout du lac petit Poigan, Adrienne voit une roche en forme de baleine avec son jet d'eau et c'est vraiment ressemblant. Pour ma part, j'ai la prémonition que je vais trouver à nouveau des champignons homards. Et pour la deuxième fois cette année, un voeu de trouver une certaine espèce s'exauce (l'autre fois, c'était des amanites de jackson plus tôt dans l'été). On tente à nouveau un séchage alors qu'Amélia se lance dans la préparation d'un fort bon repas indien (dal et pain naan cuits sur place).



Photo: Amélia Alexandrescu


On repart pour notre 11ème jour d'expé dans une belle section d'eau-vive agréable avec des rapides de classe 1 et 2. Certains rapides permettent de pratiquer les manoeuvres (surf, bacs, S). On s'amuse bien avant d'arriver au camp en face des roulottes, notre dernier site en groupe (je dis en groupe car moi et Adrienne avons décidé de rester une ou deux nuits de plus dans les parrages après l'arrivée au take-out).



Ce site est beau et grand aussi. On a de belles eclaircies et on se baigne à nouveau. Étienne vocalise comme à son habitude mais je rate l'enregistrement. On discute des dangers de la baignade en région éloignée (sangsues, brochets). 

Le lendemain, dernière journée officielle (douze jours au lieu de onze car on s'est ajouté une journée de plus au planning vu qu'il nous restait de la bouffe), il fait beau et tout le monde est en forme pour faire les derniers kilomètres. On voit un quai impressionnant, vestige de la drave avant de rejoindre le take-out rive gauche sur la Gens de Terre.



Nous déplacons notre auto en même temps que Amélia et Étienne nous quittent. On en profite pour célébrer l'obtention de leur niveau 1 de mycologue amateur en se donnant des hugs et bises bien agréables vu que nous avons passé treize jours ensemble loin des tracas causés par la pandémie COVID-19. Des bleuets à profusion scellent le départ pour nos deux comparses et nous retournons à notre canot à pied, laissant l'auto sur le bord du ruisseau Wapus (km10.2).

La journée continue d'être belle alors que nous descendons vers le saut du crapaud. Nous avions joué avec l'idée de descendre la section 2 juste à nous deux mais ce n'était pas raisonnable à niveau moyen (voir haut) en étant seuls. Avant le saut, du côté du portage, il y a un petit site pour une tente voir deux ou nous restons pour la nuit.


Le lendemain, il mouille à siaux alors on se décide à quitter les lieux en remontant jusqu'à l'embouchure du ruisseau Wapus puis le ruisseau lui même sur quelques kilomètres. La route du retour sera agrémentée de bleuets géants (Yeah) et d'une crevaison (Nooo). On se sort tout de même seul du parc de la Vérendrye. 

La réparation de la roue nous mènera dimanche à Ferme-Neuve ou on en profite pour randonner un peu au parc de la montagne du Diable.



Infos:
débit éxutoire Cabonga: 34m3/s (rivieredesoutaouais.ca/location/cabonga-2)

Hydro Québec donne aussi l'historique des 10 derniers jours pour la Gens de Terre (section aval): https://www.hydroquebec.com/production/debits-niveaux-eau.html (Choisir Laurentides puis l'icône en amont du Baskatong)

débit Gatineau pendant l'expé: 120 à 75
débit Capitachouane pendant l'expé: 12 à 9.5
débit Lièvre pendant l'expé: 120 à 85

Thursday, July 2, 2020

Rivière d'argent

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Fête du Canada 2020

Débit: moyen

Parcours: 35km

Classe lac et quelques rapides (2-3x R1, 1x R1/2, 1x R3)

Portages: 7 (voir 1 de moins car R3+ faisable selon niveau d'eau pour pagayeurs forts)

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Adrienne avait repéré un nouveau circuit de canot-camping dans la ZEC Mitchinamicus lors d'une visite précédente. Ce circuit créé en 2016 semble encore peu connu et est davantage parcouru plus tard dans l'été d'habitude d'après les employés de la ZEC. Pourtant, les quelques rapides avait un niveau un peu bas. Mais vu que les rapides représentent moins de 5% du parcours, on peut comprendre l'intérêt de laisser passer la grosse saison pour les bibittes car elles sont féroces et nombreuses dans cette région.

On a donc rejoint nos amis Bianca et Phil a Ste-Anne-du-lac pour aller ensemble à l'accueil au nord du lac Tapanee et à environ 13km du village. Là, on s'est enregistré, on a payé pour le camping, la pêche et la navette et on a poursuivi notre chemin vers la mise à l'eau du lac Chopin. Les autos allaient être ramenées pour nous au take-out pour mardi, le grand luxe! (ca sauve 54km de chemin de bois)

C'était le début d'après-midi et on a rejoint notre 1er site à moins de 2km de là. Il y avait une très longue plage avec de grand bancs de bois; Phil et Bi ont vu un lièvre venir s'abreuver dans le lac lors d'une marche sur la plage. On a aussi découvert après une heure sur place qu'un papa branle-queue tentait de protéger ces oisillons de notre présence. En effet, le nid à terre était juste à côté de la plateforme de tente. On a alors aménagé un cadre de bois pour les protéger et on a emprunté un chemin détourné pour se rendre aux tentes et moins les déranger. Un autre nid de la même espèce, avec des oeufs cette fois, se trouvait juste à côté d'une bécosse encore jamais utilisée. Une première dans ma carrière de canoteur! Les papillons s'envolaient hors du trou lorsqu'on y déposait notre séant.



 On est parti pour traverser le lac Chopin et rapidement Phil a attrapé plusieurs poissons et on a gardé le plus beau pour le diner alors qu'on avait rejoint le lac des polonais suite à notre plus long portage (530m). J'attrape moi aussi quelques poissons de moindre qualité mais évènement rarissime: je récupère un appat dans la bouche d'un ouitouche attrappé deux fois de suite. Je le garde pour le souper pour faire gouter cette chair délectable à mes amis. Je leur révèle d'ailleurs mes secrets de préparation: sortir les arrêtes une par une et s'armer de patience.

Notre deuxième site au bout du lac des Polonais est très beau aussi avec une plage. Le vent et la température agréable nous permet une soirée baignade et repos quasiment sans mouches.


Après une longue nuit de sommeil , brièvement interrompue par quelques castors, ratons et huards, on est charmés par les chants d'oiseaux au réveil. On agrémente notre déjeuner d'un autre poisson, de meilleure qualité cette fois, pêché par mes soins. Phil m'a montré plusieurs techniques de pêche en lac et de préparation de filet que je vais me souvenir. Je me suis d'ailleurs équipé un peu plus suite à cette excursion.

On repart en canot à travers quelques plus petits lacs dans un très beau cadre pour rejoindre finalement la rivière d'argent à proprement parler au niveau d'un barrage. Après s'être arrêter pour le diner, notre 2ème portage se fait bien mais il y en aura 4 autres ce jour là. Un en plus que prévu d'ailleurs car un pont s'est écroulé (R16). Par contre, on fait un rapide R3 indiqué infranchissable sur la carte avec les canots allèges. On ne prend pas trop d'eau et ca donne un beau souvenir malgré que j'aurais préféré avoir mon casque pour cette dose d'eau-vive innatendue.


Il y a ensuite quelques autres rapides de classe 1 (parfois après un seuil à portager) mais le niveau d'eau est un peu bas. On entend plein d'oiseaux différents dont beaucoup de troglodytes des forêts et de parulines à collier). On s'arrête au dernier petit lac 2-3kms avant le take-out pour notre dernière nuit. Lorsque le vent tombe, on est bien heureux d'avoir monté notre abri moustiquaire car les mouches à chevreuil, frappe-à-bord et autres sont bien nombreuses. La plage est un peu moins belle mais on se baigne plusieurs fois pour se détendre après cette longue journée plus fatiguante que les autres.


Un dernier portage avant le lac Georges nous mène directement aux autos. Sur le chemin pour retourner à Ste-Anne-du-lac, on fait une pause baignade et diner au lac Cain.

Carte et infos
email: lacdargent1@xplornet.com






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