Wednesday, May 25, 2022

Matawin Ouest et Supérieure

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Fin mai 2022

Débit: haut - station 50119: 100m3/s (samedi am) à 75m3/s (lundi pm)

Parcours: 12(a) + 17(b) + 10(c)

Classe: EV-1 (2,3)

Portage: deux embâcles de bois sur la Matawin Supérieure entre le lac Chargé et la baie au Rat

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Bénéficiant d'un haut débit dans la Matawin Ouest, nous avons opté pour cette région de la haute Lanaudière. La météo annoncée comme pluvieuse et froide permettait de croire que les mouches ne seraient pas en surnombre. La fin de semaine fut en effet très tolérable à ce niveau, surtout lors de la soirée froide de dimanche. Le lendemain matin, après une nuit proche de zéro, il y avait du givre sur nos affaires.

C'est aussi la fin de semaine ou il y a eu une tornade qui a fait beaucoup de dégats dans les régions au nord et à l'ouest de Montréal. Elle est passée juste au sud de nous car la limite était à St-Michel-des-Saints d'après ce que nous avons vu sur la route du retour (arbres déracinés et branches cassées). On avait entendu deux alarmes pendant que nous faisions notre navette de fin de journée après la section Mosquic-Odelin le samedi. Alors, on avait démonté le camp et on s'apprêtait à se réfugier dans les autos... Mais finalement, on a été chanceux et on a juste vu et entendu des éclairs et du tonnerre au loin en fin d'après-midi.

Pendant les heures qui ont précédé le passage de la tornade, notre première section a été sur la Matawin Ouest du lac Mosquic au lac Odelin. Elle est décrite sur le site cartespleinair mais il y a en fait plus de rapides que ce qui est indiqué sur la carte. Pas mal de courant, rapides de classe 1 et même un bon R2 au km73.5, en tout cas avec la jauge à 100m3/s. Ca prend ce débit car on sentait tout de même les roches par endroit. Quelques embâcles franchissables et un pont plutôt bas ont aussi ponctués le début du parcours.


Notre deuxième section, une "first D"?, était de partir du pont en amont du lac Chargé. Cette section plutôt tranquille jusqu'à la jonction avec la Matawin Ouest contient tout de même 3 sections de rapides classe 2(3) de 150 à 350m de long au niveau de chacun des ponts croisés (mis à part celui du chemin principal ou la rivière est calme). Aussi, à deux reprises, les embâcles de bois nous ont forcés à sortir de nos embarcations.

Rapide à Shlo-Reine, la portion classe 3 (à 300m après le pont; précédé de classe 2)

 2ème embâcle forçant un mini portage

 

 Et deuxième rapide avec un passage classe 3, "le coude de la pitoune" (R1/2 précède)


Et pour notre troisième journée, nous avons descendu du km54 au km44 sur la Matawin Ouest. Un beau classique à 80-75m3/s avec la section des rapides Boisvert et aussi l'ile avec le S4 d'un côté. Comète, la chienne d'André et Valérie n'est même pas tombé à l'eau!






 



Friday, September 10, 2021

Circuit en boucle Tortue - Haute Kipawa

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Fin Août - début Septembre 2021

Débit: bas

Parcours: environ 155km

Classe: lacs + rivière sur 15% du parcours (qq R1 et R2, 1x R3 et aussi 3x R4 et une chute)

Portage: une dizaine d'en moyenne 300m

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L'idée de faire ce circuit nous est venue en lisant les pages 57 et 58 du livre "Rivers of the upper Ottawa Valley" de Hap Wilson. Je me disais au départ qu' on ferait des portions à contre-courant pour surtout explorer la portion est mais finalement un document de la ZEC Kipawa nous a orienté vers la boucle "les aventuriers".

Les infos disponibles étant tout de même limitées pour certaines sections de la boucle, on a continué les recherches en lisant un ancien relevé de la FQCK puis en fouillant sur le site Accès Plein Air (accespleinair.org). Ceci nous a permis de mieux localiser les sites de camping déjà relevés. Je me suis ensuite créé mes propres cartes à partir de cartes topographiques gouvernementales en ligne en y ajoutant les sites, rapides, portages et autres infos.

Après plusieurs journées à préparer le matériel, la bouffe pour 14 jours, le PAU, etc... Nous étions donc prêts pour nous lancer à l'aventure le 21 août en soirée.

Ça commence par 7-8h de route pour se rendre au Temiscamingue mais au moins notre accès n'était qu'à 30km sur le chemin de pénétration (lire tape-cul). Nous n'avions pas de navette à faire vu que nous revenions à notre point de départ au bout de la boucle. Un avantage certain des circuits à majorité de lacs. On s'était aussi enregistré dans les deux ZECs traversées (Restigo=gratuit, Kipawa=15$/semaine). Ceci est possible en ligne à l'avance pour la ZEC Kipawa et on l'a fait en personne pour l'autre ZEC car l'accueil est sur le chemin.

Donc on s'est lancé sur l'eau le dimanche soir vers 18h pour une courte distance. Ce premier site sur une petite ile était beau et la canicule, qui allait rester installée jusqu'au jeudi, nous assurait un bon confort côté température de soirée.

Les jours suivants, cette même canicule faisait qu'on essayait de commencer tôt pour ne pas trop avoir à pagayer à la grosse chaleur. Vu qu'on a quand même fait des bonnes distances les premiers jours (proche de 20km), cela marchait plus ou moins. Heureusement, la baignade était salvatrice et l'indécence n'était pas un problème vu qu'on ne croisait personne (à part un bateau à moteur au loin certains jours). Pour les sites de camping, on les trouvait facilement grâce à nos cartes et ils étaient très beaux la plupart du temps.

Arrivés à Hunter's Point où il y a de nombreux chalets, on a visité une église qui n'est plus utilisée depuis les années 60 mais qui tient encore debout. Il y a des noms écrits très haut sur les murs intérieurs et on se demande par quel miracle ils ont pu être inscrits là. Il y a aussi un piano éviscéré qui décore encore l'étage.

Le site que l'on réussit à trouver avant le premier portage est un terrain accessible par le lac et aussi par un petit chemin de 4 roues en arrière. Il y avait un bateau abandonnée et une vieille roulotte en mauvaise état mais peut-être encore utilisée. Après avoir installé une partie du camp et au moment de monter la tente, on remarque finalement les plants de pot bien en évidence pourtant...

On est pas mal accablé par la chaleur alors on décide de s'installer là tout de même. On se dit que si le cultivateur "en herbe" se présente, on gèrera la situation. Le matin, on se lève tôt et on décampe avant 8h (les autres jours, plutôt entre 9 et 10). Paradoxalement, ça aura été le site le moins relaxant de tout le voyage.


Les entrées des portages du lac Bouleau, Pommeroy, à l'eau claire et Saseginaga se trouvent facilement. Il y a juste celui qu'on rejoint au centre du lac à l'eau claire qui a en fait deux entrées (on prend la 1ère sans savoir ce détail) et donc de bonnes chances d'ajouter 300 mètres au portage. Généralement, on est capable de faire chacun deux allers-retours seulement. Ce sont des sentiers bien dégagés et en pente douce qui permettent une progression facile (à part quand un groupe de gélinottes se déplaçant pas à pas ou des champignons homards, les seuls de cette quinzaine plutôt sèche, ralentissent notre progression). 
 
On croise souvent des vestiges de la drave (rails, rampes, charriots, roues, ronds de poêle, ...). C'est comme un musée à ciel ouvert sur le transport terrestre et les camps mis en place pendant cette période. Un castor fait sa propre interprétation en bâtissant sa hutte sur deux rails en bord de lac.




On se réveille à notre site du lac Saseginaga exposé au vent par un matin frisquet. La canicule est terminée et on s'habille plus que précédemment. En général, côté bibitte, il y en a eu peu que ce soit avant ou après la canicule. La journée, des mouches nous piquottent les chevilles dans le canot et le soir les brulots ont leur happy hour mais c'est à peu près tout.

Au lac Ogascanane, un camp de pêche s'est un peu accaparé la place et un site de Hap Wilson est maintenant non disponible pour les canots campeurs car un chalet y est installé. 
 
Le lendemain, il pleut fort et, arrivés au lac des loups, on ne trouve ni le GB ni l'église indiqués par un document de la FQCK. On se dit que c'est sans doute du à la vingtaine d'années qui se se sont écoulées depuis ce relevé. 
 
On est soulagé lorsque la pluie se calme l'après-midi. Dans nos camps, un de mes plaisirs a été de monter un beau coin cuisine avec un coin feu pratique. Et un autre de nettoyer la place car beaucoup de gens ne semblent pas savoir bien se comporter en nature avec leurs divers déchets. À quand un cours "Sans traces pour les nuls"?


Après plusieurs jours sur des lacs, on allait entrer dans une portion de rivière. Les portages nous ayant fait gagner quelques dizaines de mètres d'altitude, il était temps de redescendre et ce par la rivière Kipawa, rien de moins. Côté faune, les grands groupes de huards et de becs scies laissent la place aux loutres et aux rapaces.
 
Après le passage peu évident d'un ancien mini barrage, on entre dans la rivière qui est calme pour les premiers kilomètres et qui forme un couloir de vent. La progression n'est pas facile sur quelques kilomètres. 
 
La rivière se rétrécie quelques kilomètres avant un pont et offre quelques premiers rapides de classe 1 ou 2. On s'arrête juste après le pont à un très beau site ou on restera en place. 
 
Pendant la journée de congé de canot il fait beau. J'attrape un gros doré qui complémente notre plat de pâtes très avantageusement. Je me remets aussi d'un mal de dos assez sévère qui heureusement s'atténuera à partir du lendemain.
 
 

Il fait très beau le jour ou en reprend notre parcours. On rencontre plusieurs rapides dans cette très belle partie de la Kipawa. La plupart se font mais un d'entre eux, coté R4, nécessite en effet un portage à cause des roches mal placées.


 


Le rapide Elliot, un rapide de classe 3 que l'on a la chance de pouvoir descendre car le niveau d'eau est bas (mais pas trop bas), nécessite deux halages au niveau de cassures situées en cours de rapide. On prend bien le temps de planifier le plan de match complet pour ce long rapide et on exécute sans accrocs.

Un peu plus loin, on s'arrête au magnifique site de la chute Turner. Wow! Après l'installation du camp, un magnifique arc-en-ciel nous émerveille pendant une dizaine de minutes. On remarque qu'un nuage se forme au-dessus de la chute à cause de la brume.
 
 
Le grand pin blanc brisé a perdu de sa majesté mais j'essaye tout de même de capturer son aura. 
 

Je vais pêcher au bout du portage et j'attrape un brochet que je décide de relâcher car je suis moins friand de sa chair et aussi parce qu'il n'est pas blessé.
 
Le lendemain, il y a un autre rapide qui se fait, après un bon repérage encore une fois, et on arrive ensuite au grand lac Sairs. On avait un peu perdu l'habitude des plages et celles qui se déploient à l'entrée du lac sont de toute beauté.


Puis on s'arrête au bout du lac. On a le gout de se baigner car il fait beau et que la température est agréable. Mais juste avant, on voit ressortir une grosse bulle de gaz qui remue la vase juste devant nous. Quel était donc ce phénomène bizarre?

Je tente un peu de pêche à l'embouchure de la rivière aux jardins mais un brochet, sans doute très grand, casse ma ligne à deux reprises. Ce ne sont ni mes noeuds qui ont lâché, ni le brochet qui a coupé la ligne avec ses dents mais bien mon utilisation incorrecte du frein du moulinet qui m'a valu ce cuisant échec. On apprend. 
 
Un feu de camp pour le plaisir et un beau ciel étoilé me console de cette mésaventure. En me couchant, je pense au brochet et lui souhaite de réussir à se déprendre de mes lignes...


Le lendemain, on portage autour d'un  rapide de classe 3/4 qui s'appelle les chutes enragées. Ça doit être enragé à haut niveau mais à notre passage le nom choisi nous semble un peu exagéré. Cependant, il est certain qu'on portage car, même à bas niveau, il n'est pas réaliste de descendre cette série de petits seuils en canot d'expé, surtout sans coéquipiers pour nous assister.

Pour la deuxième fois du parcours, on croise un groupe de loutres. Ils reniflent fortement et grognent un peu pendant qu'ils nous observent en sortant leur tête de l'eau très haut grâce à leur long cou et à leurs talents de nageur. Une d'entre elles ressort de l'eau avec un poisson dans la bouche.

Le camp de notre 12ème nuit est situé en hauteur sur un île. On cohabite avec au moins un écureuil roux pas du tout peureux qui essaye à tout prix de trouver quelque chose d'intéressant dans nos affaires. On serre même le filtre à eau par gravité parce qu'il grimpe dessus avec ses petites griffes acérées. 
 
J'attrape un très gros ouitouche mais je le relâche car il y a quand même beaucoup d'arrêtes dans ce poisson-là. Puis si les petits sont bons en friture, je suis moins sûr pour les gros.

Au prochain site, nous avons deux rapaces comme voisins. Le pygargue nous observe et nous observons le pygargue sur son arbre perché.
 


À notre passage à chute-du-pin-rouge, on confirme qu'il n'y a pas de chute sous le pont. Est-ce parce que le niveau d'eau du grand lac Kipawa a été relevé par un barrage? Les souches d'arbres morts innondés semblent confirmés cette piste. Il y a beaucoup de chalets à cet endroit.

On s'arrête dans une baie à l'écart des chalets et on entend notre meilleur concert de huards du périple. Deux couples de ces oiseaux, très talentueux, se complémentent et se répondent d'un bout à l'autre de la baie Ferguson. Il y a une drôle de toilette sur ce site.


Entre un portage de 70 mètres et un maigre, on opte pour le deuxième choix qui nécessite un mini hâlage. Il y a du vent pour notre dernière journée et tenir le cap dans les bonnes vagues n'est pas évident. On rejoint cependant le dépôt Mungo sans encombre bien heureux d'avoir compléter la boucle.
 

Monday, July 12, 2021

Sault aux cochons

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Début Juillet 2021

Débit: bas (7.5 à 5.5 puis brève remontée à 11 pour les derniers jours)


Parcours: 79 km

Classe: R1+ (5) pour la première moitié et EV pour la deuxième

Portage: 1 long de 3km (la ZEC encourage une mise à l'eau après ce passage au km80)

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Notre groupe de 5 personnes et une chienne s'est regroupé à Forestville sur la cote Nord après une longue route depuis Montréal. Il y avait André et Val avec Comète, moi et Adrienne puis Marie. Deux canots duo et un solo.

À la ZEC, on a décidé de confirmer notre départ au km 93 et donc de faire le long portage malgré que la préposée, super fine, tentait en vain de nous en dissuader. Moi et André avons pris le permis de pêche (forfait 3j + 1 jour supplémentaire) vu que nous avions du dimanche au samedi sur la rivière. André m'a dit qu'il n'y avait pas de doré sur la côte nord et que nous allions sans doute attraper de la truite mouchetée.

Au camping de la baie verte où nous restions avant le départ tôt le lendemain, on m'a recruté pour réparer l'imprimante qui faisait défaut. Après avoir accompli la mission, j'étais la star du camping! Le groupe a fait une petite ballade de soirée jusqu'au bout de la sluice à bois qui permettait jusqu'en 1992 d'amener les billots de la rivière (amont de la chute) jusqu'à l'endroit ou les bateaux peuvent accoster.

 

Donc, à 8h le dimanche nous sommes allé à la ZEC pour que deux camions nous montent au put-in. Le couple qui nous faisait le navette, Sarah et son chum, nous ont parlé de leurs passions dont la trappe pendant le trajet. Nos autos déposées au barrage du km15, nous avons tous embarqués dans les 2 camions et sommes montés au km94 (un peu passé le pont à gauche).

Il y a là un gazebo surplombant une chute et un canyon ou on peut apparemment se faire masser (service de la pourvoirie). Cependant le panneau semblait un peu ancien et cette gaterie n'est peut-être plus offerte. Un sentier permet de portager les canots et le stock à l'eau. On a décollé de là après une marche de santé incluant la visite de la chute et un diner avec vue.



La rivière n'était pas très haute et dans la première moitié, il a fallu parfois haller un peu. Heureusement qu'il avait plu quelques jours avant. Il y a de longs passages d'eau-vive et rapides faciles après quelques R2 au début du parcours.


 On a jamais trouvé le premier GA du PK88 alors on a poursuivi jusqu'au 4C qui suivait. C'était en fait très grand aussi donc plutôt un GC. Il y avait un accès à l'eau pentu mais très correct et trois table de pique-nique. Il y avait quelques mouches à chevreuils pendant que je cuisinais alors on a monté la bache moustiquaire. Cependant, les mouches, maringuins et autres bibittes étaient étonnament très peu présentes malgré le beau temps.

Le lendemain était le jour du portage pour lequel on avait été bien averti. On se disait qu'on pourrait ne portager que les sections trop difficiles (chute, R4) et sans doute pouvoir faire au moins le R3. Cependant arrivé devant la section indiqué R4 de 200m sur la carte, on a en effet vu qu'elle ne mentait pas et que c'était même plutôt une section de classe 5 sans autre possibilité de portage que la route elle même. On est donc remonté en haut du R1 précédent pour rejoindre le sentier (caché) qui permet d'aller à la route. À un moment donné assez tôt dans le portage, André à réussi à convaincre deux personnes à nous aider avec leurs deux camions. Ils étaient très sympatiques et sur leur heure de lunch alors l'affaire était dans le sac.



 
J'ai été voir la chute 15m en empruntant un autre sentier. Il n'y avait pas de R3/4 de 150m à la suite de cette chute
 

 Le portage, version assistée, ne fut pas très douloureux. En plus, il y avait possibilité de remettre à l'eau avant le R2 de 250m et même d'aller voir le bas du R3 qui s'est avéré impassable à bas niveau (tas de roche pour ainsi dire). La mini vallée encaissée qui suit est très belle avec les grosses roches alors on s'est bien baigné comme récompense de nos efforts. Nous avons apprécié de faire la partie en amont car cela rajoute quelques rapides plaisants ainsi que de beaux paysages mais il est certain qu'avoir eu de l'aide pour le méga portage a été déterminant pour garder de beaux souvenirs de l'expérience.
 

On s'est arrêté peu après dans un 4B facile à manquer car en plein dans un R1. C'était très fonctionnel et le gros plus de cet endroit a été la pêche à la truite fructueuse dans le ruisseau Isidore en face. André à la mouche et Fred au moulinet avec une répartition clairement en faveur de André, le "spécialiste". André m'expliquera plus tard comment les éviscérer efficacement.
 
 
 
Le lendemain, il y avait pas mal de R1(2) et EV en continu et c'était plaisant malgré le niveau qui baissait graduellement chaque jour. 
 
 
C'était nuageux en après-midi et on faisait de la distance ce jour là (22km). Arrivé au pont Truchon (indiqué seulement sur la carte annotée de la préposée), le GA était maintenant un relai de motoneigiste. Vu que c'était ouvert, qu'on était l'été et qu'il pleuvait et ventait fort, on s'est permis d'y préparer notre souper.
 
On lit des passages du livre de Jean Désy "du fond de ma cabane" et on se dit qu'il a du l'écrire sur la Sault aux cochons tant ses références nous rappellent notre expédition en cours. 

Comète a poursuivi un lièvre ce soir là et le lendemain elle allait voir un orignal. Que de nouvelles expériences pour la jeune chienne. Les mouches à chevreuil aussi l'occupaient et elle parvenait souvent à les gober. On la voyait par contre parfois allongée de tout son long afin de récupérer de toutes ces péripéties.

 

On est reparti par une plus belle journée encore venteuse le mercredi et on s'est arrêté au GB en amont du ruisseau brise-culotte. Ici, vus la qualité de paysage, de la température et du potentiel pour la pêche on a sérieusement commencé à considérer de rester deux jours. Cette décision fut scellé le lendemain alors que la journée s'annoncait belle.


On a donc profité du temps qu'on avait pour relaxer, découvrir les lieux, pêcher la truite dans un décor de rêve, jouer à la pétanque avec des galets, réparer la tente, se baigner et même faire de l'aquarelle! Cet endroit semble aussi prisé par les animaux: sauterelles à profusion (j'en prélève un peu comme appât), un autre orignal et son petit observés par Marie, des ossements d'orignaux en quantité, une crotte de loup bien en évidence. 

Les repas de groupe qu'on se fait sont délicieux: pates carbonara à la truite, crèpes avec coulis de chocolat aux fraises sauvages, biscuits à la mélasse maison et j'en passe.

 
On a poursuivi le parcours le vendredi avec une autre bonne distance pour se rendre au PK27.5. Les magnifiques falaises de part et d'autre de la rivière continuent de nous ébahir comme tout au long de notre parcours. Les lignes électriques sont  présentes cependant mais on arrive à les oublier suffisemment.

 
Arrivés au site par temps pluvieux, on voit que deux castors sont actifs en face. J'en effraierait un plus tard alors que j'essayais un lancer de sac à corde et que je ne pensais plus à eux. Le site est petit mais fonctionnel avec notre set-up à deux baches et la vieille table de pique-nique. On se fait des arepas ludiques pour agrémenter le chili de Marie le soir et on ne voit pas le temps passer.
 
 
Le lendemain, c'est déjà la fin et Comète ne veut pas qu'on parte.







Batiscan - de Miguick à Exit Nature

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